/sports/fighting
Navigation

L’inquiétude de Christian M’Billi

Le boxeur d’origine française peut se battre dans son pays natal, mais pas au Québec

Quebec
Photo Stevens LeBlanc Christian M’Billi lors de son combat contre Jesus Olivares, au Centre Vidéotron en février 2017.

Coup d'oeil sur cet article

Le boxeur français Christian M’Billi a suivi avec intérêt l’actualité de son pays durant la pandémie de la COVID-19. Il a fait le même exercice pour le déconfinement des sports de combat. Il ne croyait pas que son sport serait déconfiné dans son pays natal avant de l’être au Québec.

• À lire aussi: Pas de ressentiment envers GYM

• À lire aussi: Un plan B qui coûtera cher

• À lire aussi: C’est toujours non pour les sports de combat

« Je dois avouer que j’ai été surpris, a indiqué Christian M’Billi (16-0, 15 K.-O.) lors d’un entretien avec Le Journal. Je regarde la situation qui se déroule au Québec et je suis un peu inquiet. 

« En fait, tous les boxeurs sont inquiets. J’ai été déçu par les nombreux refus du gouvernement québécois. J’espère que les pressions exercées sur la santé publique vont fonctionner. »

Par contre, s’il y a déconfinement de la boxe professionnelle au Québec, il croit qu’il faut rester vigilant devant le virus qui rôde toujours. 

« Il faudra continuer de respecter les consignes de sécurité comme le souhaite le gouvernement, a poursuivi M’Billi. Par contre, on ne peut pas priver les boxeurs de leurs revenus éternellement. »

De retour en août ?

Pour le moment, il ne peut pas faire de « sparring » ou participer à un combat au Québec. Il peut cependant traverser l’Atlantique s’il souhaite monter sur le ring pour en découdre avec un adversaire. 

C’est ce que M’Billi a de bonnes chances de faire le 29 août prochain. 

« L’entente est ficelée à 90 %, a confirmé l’Olympien de 25 ans. C’est surtout un combat de remise en forme où je devrais avoir un adversaire qui me permettra de retrouver mes marques. »

Par la suite, il se croise les doigts pour obtenir une nouvelle chance avec Top Rank à l’automne. À sa première tentative, il n’a pas brillé comme il aurait dû, de son propre aveu. 

« Mon combat n’a pas été décisif comme je le souhaitais, a souligné M’Billi au sujet de sa victoire par décision unanime contre Humberto Gutierrez Ochoa en mars 2019. 

« Ma stratégie a été mise à zéro et je n’ai pu impressionner les gens de Top Rank comme je le voulais.»

Association avec Klimas

Dans le but d’avoir des opportunités aux États-Unis, M’Billi a décidé d’embaucher Egis Klimas comme gérant. L’homme d’affaires est bien branché dans le monde de la boxe. 

Il s’occupe de la carrière d’une vingtaine de boxeurs, dont celles des Ukrainiens Vasyl Lomachenko et Oleksandr Usyk. Il a également été un contributeur de premier plan dans la carrière de Sergey Kovalev. 

« On s’est rencontrés par hasard à Philadelphie. Je ne le connaissais pas personnellement, mais je connaissais plusieurs de ses boxeurs à l’époque où j’évoluais dans les rangs amateurs, a raconté M’Billi. 

« De voir qu’il veut travailler avec moi, je le vois comme une reconnaissance de mon talent. Je dois faire mes preuves pour lui démontrer que je suis digne de son écurie.

« On s’est échangé nos numéros. Cependant, la pandémie de la COVID-19 a ralenti nos projets. Pour le moment, tout ce qu’on peut faire, c’est d’attendre le bon moment. »