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[EN IMAGES] Vibrant au revoir à Norah et Romy

Les fillettes croquaient dans la vie avant qu’elles décèdent dans des circonstances tragiques

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Norah Carpentier, 11 ans, et Romy Carpentier, 6 ans, ne pourront plus illuminer la vie de leurs proches par leurs rires, leur amour inconditionnel et leur curiosité, mais leur joie de vivre contagieuse leur survivra assurément, ont clamé avec le cœur très lourd des membres de leur famille, lundi.

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«On me dit que je suis forte, que tenir debout dans de telles circonstances est courageux. Moi, je réponds que c’est mon rôle de mère», a dit Amélie Lemieux, la mère des fillettes décédées, 12 jours après avoir vu sa vie chavirer. Un titre dont elle «appréhende la fin», n’ayant jamais soupçonné qu’il puisse être «prêté», a-t-elle déclaré lors de leurs funérailles, à Lévis.

  • Écoutez la DG de Deuil-Jeunesse, Josée Masson avec Caroline St-Hilaire à QUB Radio:

Photo Jean-François Desgagnés

«Même si je n’ai pas eu assez de temps à vos côtés, je continuerai de chérir un à un chaque souvenir», a-t-elle ajouté, la voix nouée par l’émotion. 

Pandémie oblige, seule une cinquantaine de membres de la famille ont pu assister aux obsèques dans la chapelle du complexe Claude Marcoux. Quelques centaines d’autres personnes, dont plusieurs citoyens touchés par ce drame, ont pu regarder l’événement sur un écran géant à l’extérieur.

On ignore toujours de quelle façon sont décédées les jeunes victimes, Romy et Norah, qui avaient respectivement 6 et 11 ans.
Photo Jean-François Desgagnés
On ignore toujours de quelle façon sont décédées les jeunes victimes, Romy et Norah, qui avaient respectivement 6 et 11 ans.

Irréel

Pour plusieurs, il y avait quelque chose de tragiquement irréel de voir une mère tenir dans ses mains les cendres de ses propres filles. Présumément enlevées par leur père de 44 ans, Martin Carpentier, le 8 juillet, celles-ci ont été retrouvées sans vie trois jours plus tard à Saint-Apollinaire, mais leurs derniers moments restent à préciser.

Les proches qui ont pris la parole ont voulu s’assurer qu’on se souviendra d’elles pour le bonheur qu’elles ont semé durant leur courte vie. Norah, la «scout de la famille», voulait devenir créatrice de jeux vidéo. C’était une «artiste dans l’âme», une enfant «aimante, curieuse», qui avait «soif d’apprendre» et qui avait «toujours un livre à la main», selon ses grands-parents.

Une foule de quelques centaines de personnes a regardé les funérailles à l’extérieur sur un écran géant.
Photo Jean-François Desgagnés
Une foule de quelques centaines de personnes a regardé les funérailles à l’extérieur sur un écran géant.

«C’était la petite fille qui aime le bleu et non le rose, qui aime les Lego, les zombies, les technologies, mais pas les trucs de fille», a raconté Josée Masson, directrice générale de Deuil-Jeunesse, qui a animé l’activité.

«La clown de la famille»

Romy, elle, était «la clown de la famille». Elle aimait sa grande sœur, dansait le ballet et «avait hâte de tout : d’être adolescente, de se maquiller, de se marier et d’avoir des enfants.» Elle avait aussi un côté gourmand, se sont remémoré avec amusement certains.

Le port du masque et la distanciation physique étaient fortement encouragés.
Photo Stevens LeBlanc
Le port du masque et la distanciation physique étaient fortement encouragés.

Les sœurs aimaient chanter et danser, comme a pu le constater l’assistance sur des vidéos qui ont été projetées. D’ailleurs, les funérailles ont été rythmées par leurs chansons préférées, venant d’artistes comme Pink, Les Cowboys Fringants et Bleu Jeans Bleu.

Dans un geste symbolique, les proches des jeunes défuntes ont déposé des roses blanches sur les urnes, en référence au deuxième prénom que chacune d’elles portait. Puis, à la fin de la cérémonie, des employés ont laissé s’envoler deux colombes dehors, apportant un point final à une journée remplie d’une tristesse inouïe. Mme Lemieux, prise par l’émotion, a préféré demeurer en retrait.

La journée a culminé par une envolée de colombes symbolique.
Photo Jean-François Desgagnés
La journée a culminé par une envolée de colombes symbolique.

Des adieux déchirants  

«Avant que ma vie ne soit enrichie par votre joie de vivre, je n’étais qu’Amélie. [...] Grâce à vous, je suis devenue maman. Merci de m’avoir choisie pour être votre maman, un privilège d’une valeur inestimable.» 

— Amélie Lemieux, mère de Romy et de Norah


«Romy et Norah faisaient sourire tous ceux qui croisaient leur chemin et elles pouvaient illuminer les moments les plus sombres. [...] Notre devoir est de perpétuer [leurs âmes] dans ce monde en appréciant la vie dans l’amour et la simplicité avant tout.» 

— Laetitia, cousine des victimes


«Ce n’est qu’un au revoir, car nos cœurs battront toujours à l’unisson avec vous, nos amours. Protégez votre maman, veillez sur elle. Elle vous a tant aimée.» 

— Gaétane et Yvon, grands-parents de Romy et Norah


«Malgré le peu de temps que nous avons eu [ensemble], Norah, Romy, vous m’avez comblée par votre présence, vos rires, votre joie de vivre et votre amour inconditionnel. Merci pour tous ces beaux moments.»

– Renée, marraine de Romy


«Norah, notre artiste ingénieuse. Romy, notre bouffonne gourmande. Vous nous manquerez. Votre départ a été si soudain. Nous aurions tant aimé vous voir grandir.» 

– Anika, tante des fillettes


Photo Jean-François Desgagnés
  • Écoutez le reportage de la journaliste de TVA Nouvelles Kariane Bourassa avec Caroline St-Hilaire à QUB Radio: