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En spectacle à Québec, Marjo est gonflée à bloc

Marjo
Photo d'archives, Ben Pelosse Marjo

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Après une année chargée où elle a écumé les festivals, la chanteuse Marjo s’est retrouvée, comme beaucoup de ses collègues artistes cet été, devant rien. Inutile de dire que la rockeuse est gonflée à bloc pour le seul spectacle qui figure à son horaire.

Les Illégal, Provocante et Chats Sauvage résonneront vendredi soir dans un ciné-parc de Charlesbourg, qui peut accueillir 150 véhicules.

Et le spectacle est couru, affirme le producteur Karl-Emmanuel Picard (District 7 Productions). Ce dernier confie avoir vendu des billets aussi loin qu’à Amos, Gaspé, Port-Cartier et Trois-Rivières pour cette seule représentation de la rockeuse cet été.

À l’autre bout du fil, Marjo, qui émerge d’un confinement bien tranquille, selon ses dires, est gonflée à bloc. Elle concède qu’il s’agit d’une des conditions les plus particulières dans lesquelles elle se sera produite dans sa carrière. 

«Tant que tu n’es pas sur le stage, tu ne sais pas c’est quoi, dit-elle lorsqu’on lui demande si elle appréhende de se produire devant des voitures. Tu peux t’imaginer toutes sortes de choses, mais il faut le vivre. Moi, je trouve ça extraordinaire.» 

Elle a entassé ses succès dans un spectacle de 90 minutes, qu’elle donnera avec seulement deux musiciens. «Mais je l’ai fait souvent, et ça déménage pareil», assure-t-elle. 

Pas de nouvel album

À l’autre bout du fil, Marjo est en grande forme. Elle confie ne pas avoir été « perturbée » par la pandémie, qui lui a servi de moment pour «prendre du recul». 

«Il y a quelque chose de positif là-dedans, dit-elle. Ça m’a donné le temps de lire et de faire des affaires qu’on n’a pas le temps de faire quand on travaille trop». 

Marjo avait confié l’automne dernier qu’elle mettait en marche le processus de création d’un nouvel album. Celle qui projetait y consacrer du temps durant tout l’hiver a toutefois repoussé le projet. 

«Très peu de créateurs ont dit qu’ils ont écrit durant la pandémie. Beaucoup ont dit qu’ils ne se sentent pas inspirés, que ce n’est pas le moment. Moi aussi, c’est la même chose. Ce n’est pas le bon moment, je trouve.»

Marjo avait un bel automne de spectacles devant elle. Elle devait d’ailleurs revenir à l’Anti, à Québec, les 25 et 26 septembre. «Je reste optimiste», affirme-t-elle, quant à la suite des choses.