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COVID-19: pas de quoi s’inquiéter... encore

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Photo Agence QMI, Toma Iczkovits

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Faut-il s’inquiéter de la hausse de cas de COVID-19 observée au Québec depuis plus d’une semaine ? Récemment, des débordements lors de rassemblements privés et dans des bars ont ravivé les craintes. Hier, le premier ministre Justin Trudeau a affirmé qu’« on n’est pas encore sorti du bois ».

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La veille, la ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, a estimé que la situation était « stable » et « sous contrôle ». Notre Bureau d’enquête vous présente quatre graphiques pour comprendre en un coup d’œil où en est la pandémie au Québec.

1. Le nombre de cas a recommencé à augmenter... un peu

Lorsqu’on s’intéresse aux nouveaux cas positifs de COVID-19 selon la date à laquelle ils ont été déclarés, on constate une courbe en légère hausse. Par exemple, il y a eu 193 nouveaux cas le 17 juillet, et autant le lendemain. C’est plus qu’à la fin juin, alors qu’on était plutôt entre 60 et 100 cas par jour. Mais on est encore très loin des valeurs observées ce printemps, avec par exemple 1109 nouveaux cas le 15 avril et 1063 le 1er mai. 

2. On teste beaucoup plus qu’avant

« Il y a eu une certaine augmentation du nombre de cas positifs, mais cette hausse-là a été observée parallèlement au fait qu’il y a eu aussi beaucoup plus de tests qui ont été effectués », faisait remarquer la ministre Guilbault lundi. 

Elle a bien raison. Par exemple, le 17 juillet, on a effectué 16 466 tests. Les deux jours précédents, c’était plus de 14 000. Sur la question des tests, Québec a redressé la barre. Le réseau de la santé avait de la difficulté à en faire 6000 par jour au mois de juin. Et plus on teste, plus on trouve.

« Proportionnellement, le nombre de personnes infectées demeure autour de 2 % ou moins du nombre de tests total effectués par jour », a noté la ministre, qui ne s’alarme pas.

3. Il n’y a presque plus de décès

Fin avril, c’était l’hécatombe, surtout dans les CHSLD et résidences pour aînés. 151 personnes sont mortes de la COVID-19 le 29 avril, au sommet de la courbe. On franchissait alors allègrement les 100 décès par jour. Depuis, il faut remonter au 24 juin pour trouver une journée avec plus de 10 décès attribuables au coronavirus.

4. Les hospitalisations continuent de baisser

Bonnes nouvelles aussi sur le plan des hospitalisations. La baisse observée à partir de la mi-mai se poursuit. Avec environ 250 patients hospitalisés en ce moment, incluant les soins intensifs, on est très loin des 1500 hospitalisations dénombrées au mois de mai. « Le nombre d’hospitalisations continue de baisser de jour en jour, alors ça, c’est encourageant aussi », a dit la vice-première ministre en début de semaine.