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Salons et expositions: l'industrie à bout de souffle

La pandémie engendre de lourdes pertes, selon l’APEQ

Le président de l’APEQ, Dominique Gagnon, estime que plusieurs centaines de millions de dollars et des milliers d’emplois ont été perdus.
Photo Jean-François Desgagnés Le président de l’APEQ, Dominique Gagnon, estime que plusieurs centaines de millions de dollars et des milliers d’emplois ont été perdus.

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À bout de souffle et durement touchée par la pandémie, l’industrie québécoise des expositions somme le gouvernement et la santé publique de faire la distinction entre les expositions et les rassemblements, afin de reprendre ses activités le plus rapidement possible.

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Depuis mars dernier, ce sont environ 225 salons qui ont été annulés, selon l’Association des professionnels en exposition du Québec (APEQ).

Pour toute la durée de la crise sanitaire, le président de l’APEQ, Dominique Gagnon, estime que ce sont plusieurs centaines de millions de dollars et des milliers d’emplois qui ont été perdus.

« Ce sont beaucoup de pertes et elles sont définitives. On ne peut pas retourner en arrière et elles risquent de s’accroître en fonction du risque de la reprise à l’automne », laisse tomber M. Gagnon.

Le président de l’APEQ, Dominique Gagnon, estime que plusieurs centaines de millions de dollars et des milliers d’emplois ont été perdus.
Photo Jean-François Desgagnés

Le président de l’APEQ demande au gouvernement et à la santé publique de leur donner une date de réouverture, tout en dissociant leur champ d’activité de la catégorie des rassemblements.

« On a besoin d’une date de réouverture pour assurer notre avenir », dit-il, ajoutant que l’industrie vise l’automne pour la reprise.

Le président de l’APEQ, Dominique Gagnon, estime que plusieurs centaines de millions de dollars et des milliers d’emplois ont été perdus.
Photo Jean-François Desgagnés

Alors qu’une seconde vague est à nos portes, M. Gagnon estime que l’industrie est tout de même capable de répondre aux exigences sanitaires.

« On ne jouera pas à l’autruche, on est bien conscient de la situation actuelle, la courbe à la hausse », ajoute-t-il.

Le président de l’APEQ, Dominique Gagnon, estime que plusieurs centaines de millions de dollars et des milliers d’emplois ont été perdus.
Photo Jean-François Desgagnés

« On fait des affaires »

En partenariat avec d’autres organisations, l’APEQ a produit un guide de mesures sanitaires pour le tourisme. Ce guide a été approuvé par l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) le 1er juillet dernier.

« Mais nous, on ne fait pas du tourisme. On fait bouger le tourisme, mais on fait des affaires, tient à rappeler M. Gagnon. On ne fait pas des rassemblements ni du social. L’industrie est propice aux échanges et aux achats favorisant l’essor économique du Québec. »

Le président de l’APEQ, Dominique Gagnon, estime que plusieurs centaines de millions de dollars et des milliers d’emplois ont été perdus.
Photo Jean-François Desgagnés

Yves Watier, promoteur, s’est avancé sur les mesures concrètes pour assurer un respect des mesures d’hygiène de l’industrie des expositions, tout en étant exclu de la restriction de 50 personnes maximum dans un lieu fermé.

« Tout comme les centres commerciaux, les clients des expositions ne se rassemblent pas en groupe pour socialiser et créer des réseaux. Ils ne sont pas statiques, ils circulent sur le site de manière contrôlée et ordonnée », fait-il valoir.