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Tirer du positif de l’incertitude

Le club-école des Raptors étant à l’arrêt, Charles Dubé-Brais en profite pour conseiller des jeunes de Québec

Quebec
Photo Stevens Leblanc L’entraîneur Charles Dubé-Brais participe cette semaine à l’Académie de Basketball Hope au Séminaire des Pères Maristes de Québec.

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Plongé dans l’incertitude pour la suite de son association avec les Raptors de Toronto en raison de la pandémie, Charles Dubé-Brais a choisi de rentrer au bercail pour l’été en redonnant aux jeunes de Québec, sa ville natale.

Dubé-Brais, dont le contrat à titre d’instructeur adjoint avec le club-école de la formation torontoise venait à échéance le 30 juin dernier, ne sait pas ce que l’avenir lui réserve.

Mais pour l’heure, il se fait un point d’honneur de s’impliquer dans la relève du basketball de Québec. Un retour « aux racines », comme il le dit si bien. 

« J’ai une disponibilité que je n’avais pas par le passé pour m’impliquer sur des projets et c’est quelque chose que je n’ai pas assez fait [...] J’aurais aimé pouvoir m’impliquer un peu plus, ici, et garder le contact un peu plus. J’ai suivi ce qui se faisait à distance, mais je ne pouvais pas m’impliquer, par manque de temps », explique le natif du quartier Sillery, qui passe la semaine au camp de Hope Basketball au Séminaire des Pères Maristes, à l’invitation de Jason Hope, son ancien joueur.

Contexte spécial

Normalement, à ce temps-ci de l’année, Dubé-Brais viendrait de terminer son boulot auprès des espoirs des Raptors dans la Ligue d’été de la NBA.

Il n’en est rien avec la crise sanitaire qui paralyse l’ensemble des activités parallèles au calendrier du grand circuit.

Difficile donc dans ce contexte de prédire ce qui se passera avec la G-League et le club-école à la suite du tournoi de relance à Orlando. Ce dernier commencera le 30 juillet et s’étirera jusqu’à la mi-octobre avec la conclusion des séries éliminatoires.

L’ancien des Kebs navigue entre confiance et insécurité pour son avenir professionnel. 

« Ce serait mentir de dire le contraire [que la situation est difficile]. Je suis père de famille et tout le monde recherche une forme de stabilité [...] Cela dit, je ne vais pas rester chez moi les bras croisés. Il y a plein de projets que je peux faire. Quand j’ai une job de coach au quotidien [...], je n’ai pas le temps pour faire des projets qui me trottent dans la tête.

« J’ai aussi d’autres idées que j’aimerais mettre en place à moyen et à long terme. Je n’ai généralement pas assez de temps ; là, j’en ai. Je passe du temps avec ma famille, et ça, c’est hyper précieux », souligne celui qui a vécu en France et en Chine avant de se joindre aux Raptors à l’aube de la campagne 2018-2019.

Retour dans ses souliers

Si les jeunes apprécient la présence d’un entraîneur de sa trempe, ce dernier est le premier à savourer chaque seconde sur le terrain après avoir été privé de cette adrénaline quotidienne pendant plusieurs semaines.

« Ça me permet d’être auprès des jeunes, et ce, dans le gymnase, et je pense que ça a manqué à tout entraîneur pendant la pandémie. Oui, on a fait plusieurs projets avec le personnel des Raptors, mais on était toujours devant notre ordinateur », expose-t-il.

Dubé-Brais et ses confrères associés à la filiale de Mississauga avaient prêté main-forte à leurs collègues du grand club lors de la glorieuse épopée éliminatoire des Raptors, qui s’était terminée par la conquête d’un premier championnat.

De l’intérêt

Puisque le nombre de personnes par délégation pouvant intégrer la bulle de la NBA a été limité à 37, le Québécois devra suivre les exploits du club torontois à distance.

Il sent d’ailleurs une fébrilité chez les joueurs avec lesquels il a discuté et a bien hâte de voir comment se dérouleront les parties sans spectateurs. 

« Je pense que ça va être bizarre pendant une semaine ou deux, mais qu’après, ça va devenir la nouvelle normalité. Un moment donné, le basket, c’est le basket [...] Je pense qu’il y aura des bruits autour, mais c’est intrigant de voir ce qu’ils ont concocté. C’est dur de dire si ça aura un impact ou non », dit celui qui est convaincu que les amateurs suivront avec intérêt la reprise.