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Chantier du RTC: 170 tombes sous le futur pôle Saint-Roch

Les archéologues s’attendaient à en trouver seulement une douzaine

Quebec
Photo Stevens LeBlanc Des tombes, photographiées mercredi, à l’endroit où devrait être construit le futur pôle d’échanges Saint-Roch du projet de tramway.

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Les archéologues pensaient au départ trouver une douzaine de tombes dans l’ancien cimetière sur lequel on veut bâtir le futur pôle d’échanges Saint-Roch ; c’est finalement 170 sépultures qui seront exhumées.

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Les travaux d’extraction des cercueils et des corps ont commencé en juillet 2019.

Déjà, à ce moment, les archéologues et le Réseau de transport de la Capitale (RTC) avaient dévoilé qu’ils avaient eu la surprise de découvrir une cinquantaine de sépultures dans l’ancien cimetière près de la rue de la Croix-Rouge, soit 10 fois plus que prévu. 

À ce moment, on estimait être en mesure de conclure les travaux d’extraction à l’automne 2019.

Mais mercredi, le chantier était toujours en cours. Le RTC a confirmé au Journal que ce sont finalement 170 tombes qui ont été trouvées. 

Travaux prolongés

«Les travaux se sont donc prolongés», a indiqué la porte-parole Brigitte Lemay. «Au moment de l’hivernage du site à l’automne 2019, sur les 170 mises au jour, il en restait près de 60 connues à extraire. Les fouilles ont repris le 13 juillet pour extraire les quelque 60 sépultures restantes.»

Choléra

Lors de la visite des lieux, en juillet 2019, les archéologues avaient expliqué que le site abritait un ancien hôpital de la marine, près duquel on avait aménagé un cimetière.

Au bout d’un moment, le cimetière de la paroisse Saint-Roch, installé à proximité, s’y est amalgamé.

Les marins et les immigrants qui avaient évité la quarantaine à la Grosse Île, mais qui tombaient malades à leur arrivée à Québec, y étaient inhumés à leur décès, ainsi que des personnes qui ont perdu la vie lors de l’épidémie de choléra qui a ravagé Québec en 1832.

On pense que 2700 sépultures s’y trouvaient à la fermeture du lieu, en 1854.

«On a déménagé la majorité des sépultures, mais on en a oublié», avait expliqué le consultant en archéologie Mario Savard.

Le RTC a l’obligation de les retirer, a soumis Brigitte Lemay. Elle assure que le prolongement des travaux n’aura pas d’impact sur la réalisation du pôle d’échanges Saint-Roch.