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Cinq vies sauvées par un avertisseur de fumée à 10$

Les flammes se sont déclarées près de l’endroit où une jeune famille dormait

FEU RESIDENCE
Photo Agence QMI, Erik Peters Des sapeurs ont tenté de contenir l’incendie de cette résidence de la rue Besner à Sainte-Marthe-de-Rigaud durant la nuit.

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Une famille de Sainte-Marthe a été sauvée in extremis d’un incendie qui ravageait sa maison grâce à son avertisseur de fumée.

« C’est un investissement de 10 $ qui a sauvé cinq vies la nuit passée », explique Richard MacDonald, directeur du service incendie de la municipalité de Sainte-Marthe-de-Rigaud. 

Un violent brasier a causé de lourds dommages à une petite résidence de la rue Besner, laissant une famille de deux adultes et trois enfants âgés de 8, 5 et 3 ans à la rue. Heureusement, personne n’a été blessé. 

Près des chambres

Lorsque les pompiers sont arrivés sur place, la famille, qui avait tout juste eu le temps d’évacuer les lieux, était sous le choc, affirment les voisins présents.  

« Ils ont été réveillés par l'avertisseur de fumée. Si ça n’avait pas été de ça, ils n’auraient pas eu le temps de quitter les lieux puisque les flammes se sont déclarées près de l’endroit où ils dormaient », indique M. MacDonald.  

Croisée sur place au lendemain de l’incendie, la mère de trois enfants se promenait avec le seul objet sauvé des flammes : la doudou de son enfant. 

Elle a décliné notre demande d’entrevue.  

Enfants inconsolables

« Ils ont tout perdu », lance Marie-Claude Audet, une voisine de longue date qui a été témoin des tristes événements. 

« Les enfants pleuraient, entre autres parce qu’ils n’ont pas eu le temps de sauver leur hamster », ajoute-t-elle. 

Cette dernière explique que le couple avait refait la devanture de la résidence plus tôt cet été.  

Une autre voisine qui préférait taire son nom est venue en aide aux sinistrés en leur donnant des vêtements pour enfant. 

La famille a été prise en charge par la Croix-Rouge. L’organisation confirme que les occupants étaient assurés.  

La cause de l’incendie reste encore inconnue pour les pompiers. Cependant, on a écarté la thèse d’un incendie criminel ou encore d’un oubli de la part des propriétaires.  

Des bénévoles de la Croix-Rouge sont venus en aide aux sinistrés au lendemain des événements.
Photo Pierre-Paul Poulin
Des bénévoles de la Croix-Rouge sont venus en aide aux sinistrés au lendemain des événements.

« Aucun des occupants ne fumait, ajoute le directeur des incendies. On pense qu’il s’agit peut-être d’une défaillance électrique ou technique. » 

Plus de 50 pompiers de huit services d’incendie différents sont intervenus à partir de minuit dans la nuit de jeudi à vendredi.  

Leur travail a été rendu plus complexe par l’absence de bornes-fontaines dans le secteur. 

De grandes quantités d’eau ont dû être transportées pour éteindre le brasier. 

Changer les piles

Pour Richard MacDonald, un événement semblable confirme l’importance de changer les piles de son avertisseur deux fois par année.  

« Si on a tendance à oublier, on peut se procurer un avertisseur avec pile au lithium. C’est bon pour dix ans », ajoute-t-il au passage.