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Encore une enfant tuée

Pour l’instant, la mère de la fillette de 6 ans est considérée comme un « important témoin »

fillette 6 ans hochelag
Jonathan Tremblay Jeudi, les enquêteurs du Service de police de Montréal ont passé au peigne fin le logement où le drame s’est joué, rue Desautels.

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La police de Montréal attendait toujours jeudi soir de pouvoir questionner la mère de la fillette de 6 ans poignardée à mort au petit matin, qui est considérée comme un « important témoin » du drame.

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Si son état le permet, la mère de 36 ans devrait être rencontrée vendredi matin par les enquêteurs du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), relativement à la mort de sa petite fillet, survenue jeudi matin, dans leur logement de la rue Desautels, dans l’arrondissement Mercier–Hochelaga-Maisonneuve.Vers 3 h, des appels ont été effectués au 911 en raison de hurlements anormaux dans le domicile.

« Ça m’a réveillé. J’ai entendu : “Je vais mourir, maman” », a raconté Vallier Harrison, qui demeure à proximité. Il ne pouvait toutefois pas confirmer si la voix était celle d’une enfant.

Lorsque les patrouilleurs sont arrivés sur les lieux, la mère, qui était seule avec l’enfant, criait à tue-tête, selon nos informations.

À l’intérieur, les agents ont eu droit à une scène d’horreur, a-t‐on appris.

Des manœuvres ont été tentées pour réanimer la fillette de 6 ans, en vain. Elle a malheureusement succombé à ses blessures.

État de choc 

La mère a quant à elle été amenée à l’hôpital, en état de choc. Elle y a passé la journée pour traiter de légères blessures et reprendre ses esprits.

« C’est une pauvre femme qui a des problèmes de santé mentale ainsi que de consommation, qui fait pitié, a mentionné au Journal Manon Cordeau, propriétaire du duplex où la mère et sa fillette résidaient depuis environ un an. Et elle n’a pas d’emploi. »

Bouleversée, Mme Cordeau a affirmé entretenir une bonne relation avec sa locataire. Cette dernière lui montrait d’ailleurs souvent sa reconnaissance.

« [Récemment], elle m’a dit : “F*ck la COVID”, avant de me serrer dans ses bras, a-t-elle poursuivi. Elle avait la volonté de s’en sortir et appréciait ce que je faisais pour elle. »

Enfant enjouée

Manon Cordeau s’était même déjà attachée à la fillette et ses beaux cheveux longs. 

Elle la décrit comme « une enfant enjouée ».

« Je l’aurais amenée avec moi n’importe où. Elle ne voyait pas que sa mère avait des problèmes », a-t-elle conclu.


Il s’agit du 11e homicide à survenir sur l’île de Montréal en 2020. Des accusations pourraient être déposées contre la mère vendredi.