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Près de 600 000 Canadiens se considèrent comme véganes, selon une récente étude

At the Supermarket: Man Pushing Shopping Cart Through Fresh Produce Section of the Store. Store with Many Customers Shopping. Following Back View Shot.
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HALIFAX, N.-É – Près de 600 000 Canadiens se disent actuellement véganes, selon des chercheurs de l’Université Dalhousie. 

Le dernier coup de sonde sur le régime alimentaire du Laboratoire de sciences analytiques en agroalimentaire, réalisé ce mois-ci, indique que le taux de végétarisme est passé de 1,5% en février dernier à 2,5% en juillet.

De plus, le taux de pesco-végétarisme – une diète sans viande, mais dont les adeptes consomment du poisson, des crustacés et des mollusques – a augmenté de 0,2% (de 2,3% à 2,5%), et le véganisme a crû de 0,7%, passant de 1,5% en février à 2,2% en juillet.

«À la vue de ces chiffres, on compte près de 600 000 Canadiens qui se considèrent maintenant comme véganes, le plus haut taux enregistré en trois ans», explique le professeur Sylvain Charlebois, directeur principal du Laboratoire.

«Bien sûr, vu la marge d’erreur et les taux qui demeurent relativement bas comparativement au reste de la population, l’ampleur de ces résultats demeure sous réserve, a-t-il ajouté. En revanche, les Canadiens continuent de s’intéresser à des diètes qui excluent complètement la viande animale terrestre.»

Selon lui, la pandémie n’est pas étrangère à cet engouement accru pour l’alimentation sans viande animale terrestre. Outre le fait que, depuis le mois de mars, elle «nous a confiné à nos cuisines et [qu’] elle a certes eu des effets sur notre relation collective avec la nourriture», elle «a fait mal paraître certaines filières».

«Il suffit de penser à l’euthanasie d’animaux de ferme, a mentionné le professeur Charlebois. Plus d’une dizaine d’abattoirs au pays fermaient temporairement leurs portes en raison de la COVID-19.»

Pour Sylvain Charlebois, il reste «difficile de savoir exactement combien de poulets et de porcs ont été éliminés de la chaîne d’approvisionnement humaine, mais plusieurs journalistes ont confirmé que des producteurs ont dû tuer des animaux, faute de ne pas avoir accès à un abattoir. Le lait a aussi connu un triste sort. Des millions de litres partout au Canada ont dû être jetés dans les égouts à cause d’une surproduction».

Une très grande majorité de Canadiens ont jugé ces événements comme moralement inacceptables, souligne-t-il, ajoutant que, malgré tout, la viande et le lait «ont toujours la cote pour une grande majorité de Canadiens».