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Une Marjo pas comme les autres

La rockeuse a pris le contrôle du ciné-parc Jean-Talon

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Elle a réussi à faire sortir les gens de leurs voitures et elle s’est même payé une longue marche à travers les véhicules sur le stationnement du Marché Jean-Talon de Charlesbourg.

On se doutait bien que le spectacle en mode ciné-parc de Marjo n’allait pas être comme les autres. Et ce fut le cas.

Notre rockeuse nationale donnait, vendredi, sa seule performance de l’été, en trio acoustique avec le guitariste Bob Champoux et le batteur-guitariste François Richard.

Un spectacle présenté devant 120 véhicules. Des voitures ordinaires, des VUS, une moto, quelques Jeep, un Hummer, un « VR » et plusieurs pick-up, dont la boîte, avec des sièges, avait des allures de loges privées.

Public diversifié 

Des gens de Québec et aussi en provenance d’Amos, Gaspé, Kamouraska, de la région de Montréal, Port-Cartier, Rivière-du-Loup, Trois-Rivières, et même de Fatima aux Îles-de-la-Madeleine. Des gens qui ont profité de leurs vacances pour s’éclater avec Marjo. 

Un public très diversifié et de tous les âges. Des jeunes et des rockeurs assez vieux pour avoir déjà vu Corbeau sur les planches.

Le concert était retransmis sur la bande FM. Il n’y avait pas d’enceintes sonores, mais ça n’a pas empêché les gens de quitter rapidement leurs véhicules pour s’approcher de la scène. 

Le son était moins intéressant, mais bon, il s’agissait d’une superbe soirée d’été et les gens étaient prêts à accepter la chose afin d’être à l’extérieur et pour chanter avec Marjo.

Il faut préciser que les écrans géants sont situés en retrait le long du terrain de stationnement et non sur les côtés de la scène.

« Je suis tellement contente d’être ici. Ça n’a pas de bon sens », a-t-elle lancé, avant Chats sauvages.

Elle était visiblement heureuse. Durant Si c’est ça la vie, elle a quitté la scène pour aller, sur ses talons hauts, faire une petite marche à travers les voitures, complimentant quelques belles décapotables et demandant au proprio d’une moto de type T-Rex à quel endroit était le klaxon. Un klaxon interdit de faire résonner.

Énergisée

On l’a sentie complètement dans son élément à ce moment. Une petite marche qui l’a énergisée.

« Tu sais quoi, j’y prendrai goût à ce genre de show », a-t-elle laissé tomber.

Elle était prête, à ce moment, pour attaquer les grosses pièces du répertoire de Corbeau et du sien avec Marche, Amoureuse, J’lâche pas, Ailleurs et Provocante.

La soirée avait débuté de façon un peu approximative avec Illégal et les bêtises qu’on lui a fait faire à Québec. On aurait aimé entendre des sonorités de guitare électrique et de basse.

Le trio n’a pas mis de temps, par contre, à trouver son rythme et sa vitesse de croisière avec Impoésie.

« On fait juste se réchauffer. Slowly but Surely », a-t-elle laissé tomber.

Rassembleuse et en forme, Marjo n’a pas mis de temps à aller cherche le public et à le mettre dans la petite poche de ses pantalons noirs. Elle l’a fait chanter et elle a dirigé les mouvements de bras dans les airs.

Et ça chante solide dans un spectacle de Marjo. C’est la fête. Une fête qui s’est terminée avec, en rappel, Je sais je saisTrop d’amour et S’il fallait.