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La course aux remèdes: la colchicine sur la bonne voie avant le sprint final

Dr Jean-Claude Tardif Institut de cardiologie de Montréal
Photo courtoisie, Institut de cardiologie Dr Jean-Claude Tardif
Directeur du projet d’étude COLCORONA

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Les chercheurs québécois derrière l’étude évaluant les effets de la colchicine sur la COVID-19 ont bon espoir d’obtenir des résultats positifs d’ici la fin de l’été alors qu’un dernier blitz de recrutement de patients s’enclenche en Afrique, en Amérique du Sud et aux États-Unis.

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Le Dr Jean-Claude Tardif, directeur du projet d’étude COLCORONA, affirme que la validation de ses travaux par un comité de surveillance indépendant à la fin juin a été reçue comme une bonne tape dans le dos par son équipe. 

« Le comité aurait eu le loisir de mettre fin à l’étude s’ils jugeaient que c’était futile. Ils ne nous auraient pas laissé continuer si les résultats n’étaient pas là », explique le Dr Tardif, qui n’a pas pu consulter ces résultats lui-même en raison du fonctionnement de l’étude « à double insu ». 

D’ici la fin de l’été

La prochaine analyse du conseil de sécurité indépendant viendra d’ici la fin de l’été, si l’équipe de COLCORONA parvient à satisfaire les critères entourant le nombre de patients étudiés. L’objectif de 6000 volontaires est toujours le même et il reste environ 1200 personnes, atteintes du virus, à recruter.

« Comme il y a beaucoup moins de cas actuellement au Québec, le gros de l’effort de recrutement se fait à l’étranger. On a commencé en Afrique du Sud hier, on va commencer le recrutement en Amérique du Sud dans 5 à 7 jours et l’effort principal se fait aux États-Unis », explique le Dr Tardif, précisant que l’étude se tient en simultané à Miami, Houston, Los Angeles, Dallas, dans le Mississippi et en Alabama.

Si l’étude devait s’avérer concluante, la colchicine pourrait être rapidement administrée aux patients dans les jours suivant le rapport final à la fin de l’été. Le médicament permettrait de prévenir les complications inflammatoires de la maladie.

« Si l’étude est déclarée positive, la beauté de ce qu’on fait à partir d’un médicament déjà existant, c’est que ce sera facilement et rapidement disponible pour les patients », précise le Dr Tardif, qui espère que tout sera fait assez rapidement pour une éventuelle deuxième vague.

Ce qu’en pense le doc Béliveau 

Comme la dexaméthasone, la colchicine est un anti-inflammatoire déjà disponible, peu coûteux, et pourrait donc être rapidement administrée aux patients atteints de la COVID-19. Un avantage de ce médicament est que son action anti-inflammatoire est bénéfique pour le système cardiovasculaire et pourrait donc réduire le risque de complications cardiaques fréquemment observées chez les patients qui développent des formes graves de COVID-19. L’espoir est donc de rigueur.  

Situation au Québec

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Tests effectués

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