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Les 30 comédies préférées de Claude Meunier

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Cette année marque le 30e anniversaire de Ding et Dong, le film. Pour souligner l’événement, Le Journal a demandé à Claude Meunier de se prêter à l’exercice laborieux de faire la liste de ses comédies préférées de tous les temps. Voici donc, dans le désordre, 30 œuvres américaines, européennes et québécoises qui ont le plus fait rire le comique au grand écran.

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Ding et Dong, le film (1990)

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  • Film réalisé par Alain Chartrand, mettant en vedette Claude Meunier, Serge Thériault et Raymond Bouchard. 

À tout seigneur, tout honneur, on commence avec le premier film de Claude Meunier. « C’est le plus drôle de la liste, selon moi », plaisante-t-il. Reçu tièdement à sa sortie, le film a atteint un statut culte auprès de plusieurs personnes. « Je m’en fais encore beaucoup parler. Les gens me font des répliques du film. Celle que j’entends le plus, je trouve que ce n’est même pas la plus drôle. C’est quand les deux gars font du pouce et qu’ils se retrouvent dans le tunnel et qu’ils disent au chauffeur de taxi [qui était joué par Gildor Roy] : “dans le sud pour 17 piastres”. C’était une phrase improvisée ! Pourtant, il n’y avait pas beaucoup d’impro dans le film, en général. C’était très écrit, sauf des petites affaires comme ça. »

« Québecor, avec sa plateforme Éléphant, a numérisé le film dernièrement et c’est super. Je l’ai revu tout remastérisé l’année passée et ç’a l’air d’un film qui a été fait il y a 10 ans et non 30 ans. L’image est toute nettoyée et le son est écœurant. »

« Ce qui est drôle, c’est de voir Luc Picard et Martin Drainville qui sont figurants. Ça n’a pas de bon sens ! Robert Lepage fait aussi un petit rôle et c’est mourant. On a eu tellement de fun à tourner ça. C’est un super souvenir. »

« Dans le temps, il avait été drôlement reçu par la critique parce que ça allait très vite. C’est un film qui a encore un bon rythme aujourd’hui, mais à l’époque ça avait l’air d’une fusillade ! Les gens disaient que ça allait trop vite, ils ne comprenaient pas trop. » 


La soupe au canard (1933) et Une nuit à l’opéra (1935)

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  • Films mettant en vedette les frères Groucho, Chico et Harpo Marx. 

« Quand j’étais étudiant à l’université, mes idoles étaient les Marx Brothers et Buster Keaton. J’allais voir des festivals à McGill ou au cinéma de répertoire Verdi. Y avait un festival des Marx Brothers. C’était de l’humour juif absurde et slapstick en même temps. Les dialogues sont hallucinants. Ils m’ont vraiment influencé plus tard. [...] J’aimais beaucoup le vieux cinéma. J’aimais le cinéma français. Bourvil me faisait mourir de rire. »


Sacré Graal (1975) et La vie de Brian (1979)

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  • Films réalisés par Terry Jones, mettant en vedette John Cleese, Terry Gilliam et Graham Chapman.

« Je suis un fan fini des Monty Python. Ce sont mes grandes idoles. C’est de l’humour absurde. Les Monty Python ont vraiment été une découverte. Ç’a été une influence importante. À cette époque, il y avait Les Cyniques au Québec et j’écoutais les Monty Python le vendredi soir à 23 h. Après ça, les films sont arrivés et j’ai capoté. J’ai tout aimé ça, j’ai tout vu. Je suis vraiment un gros fan. » 


Le Cirque (1928)

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  • Film réalisé et interprété par Charlie Chaplin.

« Dominic Champagne [le metteur en scène] m’avait déjà dit qu’il avait acheté toutes les cassettes de Chaplin et qu’il avait fait jouer ça à ses enfants. Et je l’ai fait aussi. J’ai passé certains films à mes filles. Elles riaient. Il y a des chefs-d’œuvre, évidemment. Mais Le Cirque, je pense que c’est son plus drôle. C’est vraiment hilarant, c’est le plus facile d’accès. Il y a des scènes surprenantes. Il fait du trapèze avec un singe sur le nez. C’est tellement drôle, ce film-là. C’est du grand cinéma muet. Je l’ai revu il n’y a pas si longtemps. C’est encore très bon. » 


Zelig (1983) et Annie Hall (1977) 

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  • Films réalisés par Woody Allen.

« Zelig, j’ai capoté quand j’ai vu ça. J’ai trouvé ça vraiment génial. J’aime tous les Woody Allen, à vrai dire. J’aime beaucoup ses films drôles. »

« Annie Hall, c’est un des plus grands films de Woody Allen. Ce que j’admire beaucoup d’Allen, c’est qu’il est capable de parler de sa génération. C’est dur de parler de sa génération. C’est toujours plus facile de parler de la génération plus vieille. Mais comme il le fait, c’est vraiment génial. Il a réussi à faire des films réalistes en mettant les dialogues savoureux et originaux. C’est un grand dialoguiste, un grand portraitiste de sa génération. Il y a de l’humour juif à son meilleur, évidemment. C’est vraiment fascinant, son écriture au cinéma. »

« Là, il est à l’index pour une histoire atroce [des allégations d’abus sexuels]. Mais si on fait la part des choses, si on se remet dans le temps, avant qu’il fasse ses écarts, il a fait de grands films. » 


Un Vrai Schnock (1979)

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  • Film réalisé par Carl Reiner, mettant en vedette Steve Martin. 

« J’ai toujours trouvé Steve Martin très drôle. Dans le temps, j’étais coloc avec Michel Rivard et Louis Saïa. On était allé voir The Jerk (Un Vrai Schnock---) au cinéma. On capotait là-dessus. Ç’a passé pour un navet, mais j’ai tellement ri ! Ça commence, Steve Martin est dans une famille de Noirs et il dit : Je suis né comme un pauvre enfant noir. Juste ça, j’ai ri pendant une demi-heure. Plus tard, il entend de la “musique noire” et il danse tout croche. Puis, il entend du Benny Goodman et il se met à danser comme un fou. Il découvre alors qu’il n’est pas noir. Ça n’a aucun sens. Et il s’en va vivre dans le monde des Blancs. C’est vraiment tordant. Ce n’est pas un chef-d’œuvre, mais c’est vraiment drôle. »


Mars Attaque ! (1996)

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Film de Tim Burton avec Jack Nicholson, Annette Bening et Glenn Close. 

« Un peu comme The Jerk, c’est un film complètement débile. J’ai tellement aimé ça. Je l’ai acheté et je l’ai regardé plusieurs fois. Ça s’était fait démolir [par la critique], et alors ? Ce n’est pas grave. C’est drôle, tu ne peux rien y faire. »


Waiting For Guffman (1996), This Is Spinal Tap (1984) et Best in Show (2000)

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  • Films écrits, réalisés et interprétés par Christopher Guest. 

« Waiting For Guffman reste pour moi quelque chose d’assez exceptionnel. Ce film-là, je le regarde à peu près une fois par année. Et je ris encore ! Je trouve ça hilarant. C’est la même histoire qu’Appelez-moi Stéphane, une pièce que j’ai écrite avec Louis Saïa il y a 40 ans, mais sous un autre angle. C’est un gars qui débarque dans une petite ville et qui se retrouve dans une troupe de théâtre amateur qui monte un spectacle très poche. Christopher Guest joue un gai qui arrive de New York et qui n’a pas de talent. Il monte un show qui est pourri. Ce film est hilarant ! »

« J’ai aussi beaucoup aimé This Is Spinal Tap et Best In Show. Ce dernier est peut-être mon favori de Christopher Guest. C’est un film qui a beaucoup de subtilité. Quand tu le regardes deux fois, tu vois plein d’affaires que tu n’avais pas remarquées la première fois. »


Un ange dénommé Wanda (1988)

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  • Film réalisé par Charles Crichton, mettant en vedette Kevin Kline, John Cleese et Jamie Lee Curtis.

« C’était vraiment un film très drôle quand il est sorti [en 1988]. Je l’ai revu il n’y a pas si longtemps, et c’est là qu’il y a une cassure avec beaucoup de comédies. Ça manque de rythme. On dirait que dans les années 2000, tout a changé dans l’écriture. Avec les réseaux sociaux et internet, les gens se sont mis à aller plus vite, à communiquer plus vite. Quand tu regardes A Fish Called Wanda [Un ange dénommé Wanda] aujourd’hui, c’est lent. Tu te dis : c’est à quelle heure le punch ? » 

« Après ça, le cinéma s’est mis à puncher plus vite. Même dans l’écriture de séries télé, on va beaucoup plus vite qu’au début. Pour La Petite Vie, j’écrivais plus de courtes scènes dans les dernières années qu’au début. On n’écrit plus les scénarios comme avant. » 


Les frères Blues (1980) 

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  • Film de John Landis, avec Dan Aykroyd et John Belushi.

« J’ai bien tripé. C’était dans le temps de Ding et Dong. Il y avait une folie là-dedans. Ce que j’aimais beaucoup des Blues Brothers, c’était l’alliage de la musique et de l’humour. Je trouvais ça tripant. Je suis un fan de Saturday Night Live. Ils avaient sorti un coffret des meilleurs bouts de John Belushi et de Dan Aykroyd. C’était fantastique. »


La Grande séduction (2003) 

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  • Film réalisé par Jean-François Pouliot, mettant en vedette Raymond Bouchard, David Boutin et Benoît Brière.

« C’est réalisé par Jean-François Pouliot, qui a aussi fait beaucoup de bonnes pubs. C’est un gars qui est bien bon. Il a le sens du timing. C’était un maudit bon film québécois et bien drôle. C’est vraiment un beau film, peut-être un de mes favoris. » 


Les Boys (1997)

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  • Film réalisé par Louis Saia, mettant en vedette Rémy Girard, Pierre Lebeau et Marc Messier. 

« C’est un classique, il y a de bons personnages. J’ai trouvé le premier très cool. Et le deuxième est peut-être même encore plus drôle. Je connais tout le monde là-dedans, ce sont des bons chums. »

« Aurais-je pu jouer dans les Boys ? Pas vraiment. J’étais dans La Petite Vie par-dessus la tête. J’écrivais et produisais. En fait, après trois ans, ils me l’ont demandé [de participer]. Mais je ne savais pas s’ils voulaient que je sois là beaucoup ou pas. J’ai dit non parce que j’étais trop occupé. Et aussi, je ne patine pas vraiment et je ne me voyais pas attendre des heures pour aller faire un petit tour sur la patinoire (rires). » 


De père en flic (2009) 

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  • Film réalisé par Émile Gaudreault, mettant en vedette Michel Côté et Louis-José Houde.

« Le premier film avait un scénario très original. Louis-José Houde est un très bon acteur de cinéma, je trouve. Dans Menteur, il était aussi bon. Il perce l’écran. Et Michel Côté, évidemment, il y a de grands comédiens de cinéma ici, et il en est un. » 

« C’est dur, faire de la comédie ici. Mais ce film est bien ficelé. Émile Gaudreault, il a une recette. Il s’est bâti des équipes de scénaristes. Denise Robert est une bonne productrice. Elle aime les comédies. C’est avec elle que j’ai fait Le grand départ. Ç’a été super de travailler avec elle. »


Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre (2002) 

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  • Film d’Alain Chabat, mettant en vedette Christian Clavier, Gérard Depardieu et Alain Chabat. 

« Je trouve que c’est un super bon film. Il est très drôle. C’était l’un des meilleurs scénarios de Goscinny, au départ. Je suis un fan de BD en général. Ça, je trouve que c’est le meilleur des films qui s’est fait sur les aventures d’Astérix. Le jeu de Jamel Debbouze est extraordinaire là-dedans. Ils sont tous bons. Cléopâtre, c’était Monica Bellucci, quand même. C’est un film que j’ai acheté et que je vois souvent. Je l’ai vu avec mes enfants. Je trouve que c’est un film bien drôle, bien bon, bien beau. Une comédie tripante. »


Les Visiteurs (1993) 

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  • Film de Jean-Marie Poiré, avec Christian Clavier et Jean Reno.

« Maudit que j’ai ri ! C’est un grand film français, une grande comédie. C’est marquant, tellement drôle, original. C’est un bon scénario. Je pense qu’on peut le regarder encore et c’est encore drôle. » 


Bon cop, Bad cop (2006)

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  • Film réalisé par Érik Canuel, mettant en vedette Patrick Huard et Colm Feore.

« J’ai trouvé ça bien bon, le premier film. C’était une très bonne idée. Patrick Huard est une tête de cinéma incroyable. Le sujet est bien développé, bien fait. Il y a beaucoup d’action, c’est très divertissant. Ça vaut les Beverly Hills Cop pour moi. C’est dans la même veine. » 


La Vie est un long fleuve tranquille (1988) 

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  • Film d’Étienne Chatiliez, avec André Wilms, Hélène Vincent et Benoît Magimel.

« J’avais bien ri. Comme Les Visiteurs, c’est le genre de films français que j’aime beaucoup. Des comfort films. »


Le bal des vampires (1967) 

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  • Film de Roman Polanski .

« C’est un bon film très drôle et punché de Roman Polanski. C’est comme un conte de Walt Disney pour adultes. C’est très drôle. Il y a un p’tit vieux là-dedans, une sorte de personnage à la Albert Einstein. » 


La panthère rose (1963) et Bienvenue Mister Chance (1979)

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  • Films avec Peter Sellers.

« Avec l’Inspecteur Clouseau, ça aussi j’ai beaucoup ri. Ça ne vieillit pas non plus. J’ai même aimé celui de Steve Martin, mais ce n’est pas Peter Sellers. »

« Un grand film de Peter Sellers, c’est Being There (Bienvenue Mister Chance). C’est écœurant. C’est le dernier film qu’il a fait dans sa vie. C’est un très, très beau film. Un film sur un gars naïf. Bien bon, dans mon souvenir. »


Les aventures de Rabbi Jacob (1973)

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  • Film de Gérard Oury, avec Louis de Funès.

« C’est avec Louis de Funès. J’aurais aussi pu mettre L’aile ou la cuisse, ou Le grand restaurant. J’ai beaucoup ri. Ça fait longtemps que je ne l’ai pas vu au complet. J’ai vu des extraits l’autre jour avec de Funès, c’est sûr qu’il est drôle. »


Le Dîner de cons (1998)

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  • Film de Francis Veber, avec Thierry Lhermitte et Jacques Villeret.

« J’ai tellement aimé ça, ce film-là. J’ai lu la pièce. C’est un chef-d’œuvre de théâtre et qui vit très bien au cinéma. C’est tellement un bon huis clos. C’est drôle en maudit. C’est vraiment génial. Jacques Villeret n’a pas de bon sens là-dedans, avec Thierry Lhermitte. »


OSS 117 (2006)

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  • Film de Michel Hazanavicius, avec Jean Dujardin. 

« C’est vraiment du divertissement. Ce n’est pas le plus grand film comique. Jean Dujardin me fait bien rire... quand il fait des bons films (rires) ! Ç’aurait pu être plus dense encore, mais l’idée était bonne. Son personnage était bon. Il était entre la lobotomie... Il lui manquait un peu de cerveau. Un bon petit film drôle. »


Frankenstein Junior (1974) et Le Shérif est en prison (1974) 

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  • Films de Mel Brooks, avec Gene Wilder.

« Je ne suis pas un grand fan de Mel Brooks, car je trouve qu’il poussait un peu fort dans ses films. Mais Frankenstein Junior, c’est un grand film ! C’est vraiment bon. Blazing Saddles [Le Shérif est en prison] m’avait aussi bien fait rire à l’époque. »