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Fin du délai de grâce pour le masque dans le transport en commun

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À compter de lundi, les chauffeurs d’autobus pourront refuser qu’un passager monte à bord s’il ne porte pas de masque ou de couvre-visage. 

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Bien que l’obligation du port du masque soit en vigueur depuis le 13 juillet, les Québécois ont pu bénéficier d’une période de grâce de deux semaines. 

Selon le décret gouvernemental, il sera interdit à un exploitant d’un service de transport collectif «d’y admettre une personne qui ne porte pas un couvre-visage ou de tolérer qu’elle se trouve dans un tel moyen de transport sans en porter un.»

Les transporteurs fautifs s’exposent à des amendes allant de 400 à 6000 $.

Les chauffeurs d’autobus, qui sont en première ligne, n’ont toutefois pas envie de jouer à la police. 

«On est obligés de les accepter. On n'est pas des policiers. C'est à leurs risques», soutient une conductrice de la Société de transport de Montréal (STM) rencontrée dimanche. 

«Moi, je l’informe, mais je ne l’oblige pas à sortir», raconte un autre conducteur d’autobus. 

D'ailleurs, la STM a indiqué qu’elle n'adoptera pas une approche coercitive pour l’application du décret. 

«La forte augmentation de port du couvre-visage observée dans les dernières semaines tend à confirmer que cette stratégie fonctionne», indique une porte-parole de la STM par courriel. 

Selon les dernières données disponibles, la majorité des utilisateurs des différents réseaux de transport de la grande région de Montréal portent déjà le couvre-visage. 

Le taux de personnes qui se conforment au décret est de 95% pour la STM, à Montréal, le RTL, à Longueuil, et la STL, à Laval.