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Difficile d’assurer la surveillance sur les eaux

Deux accidents sur le réservoir Baskatong samedi soulèvent des inquiétudes

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Photo d'archives Deux accidents ont fait un blessé grave et un disparu, samedi, près de la Pointe-à-David, au réservoir Baskatong, en Outaouais.

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L’achalandage accru de visiteurs au réservoir Baskatong, en Outaouais, inquiète les pourvoyeurs, alors que deux accidents ont fait un blessé grave et un disparu en quelques heures, samedi.

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« C’est très achalandé. C’est impossible pour la garde-côtière, la Sûreté du Québec et même pour nous autres d’assurer la surveillance d’un aussi grand lac », fait valoir Robert Fleury, employé depuis 12 ans à la Pourvoirie Club Brunet, à Grand-Remous.

Samedi, un garçon de 12 ans a été grièvement blessé à la tête, vers 16 h, lorsque le kayak dans lequel il se trouvait a été percuté par un hydravion sur le réservoir Baskatong, dans le secteur de Grand-Remous. L’enfant luttait toujours pour sa survie dimanche dans un hôpital d’Ottawa.

Des enquêteurs du Bureau de la sécurité des transports se pencheront sur l’accident puisque l’hydravion pourrait avoir été en difficulté avant de percuter l’embarcation.

Moins de cinq heures plus tard, le passager d’un bateau serait tombé par-dessus bord lors d’une manœuvre faite pour éviter une autre embarcation.

« Il n’y a aucune présence policière depuis le début des vacances de la construction et plusieurs plaisanciers ne respectent pas les règles de sécurité », raconte Julie Whitehead, une plaisancière saisonnière de Terrebonne, qui était au réservoir Baskatong cette fin de semaine. 

Les recherches ont repris, dimanche matin, dans l’espoir de retrouver l’homme dans la vingtaine qui a sombré dans le réservoir. Le corps de la victime n’avait malheureusement toujours pas été repêché en soirée.

Ces événements sont survenus, près de la Pointe-à-David, à quelques kilomètres l’un de l’autre, sur un plan d’eau immense de 320 km2.

Plus de trafic

« On voit plus de trafic qu’à l’habitude. Il n’y a pas si souvent d’accidents sur le réservoir, mais là, il y en a eu deux dans la même journée », s’inquiète Daniel Lafrance, propriétaire de la Pourvoirie Pointe-à-David, à Grand-Remous.

Même s’ils sont heureux de voir les Québécois débarquer dans leur coin de pays, plusieurs propriétaires de pourvoiries dispersées autour du Baskatong ont confirmé au Journal que la circulation maritime y était plus dense qu’à l’accoutumée.

Risque d’accident

« Il y a toujours du monde pendant les vacances de la construction, mais là, c’est spécialement occupé », ajoute le propriétaire de la Pourvoirie Tawanipi, Éric Naudin.

Et les activités nautiques ont particulièrement la cote cet été.

« La circulation est très dense sur les plans d’eau. Les risques d’accident sont donc plus importants », souligne Raynald Hawkins, directeur général de la Société de sauvetage du Québec.