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Installer un climatiseur, oui, mais pas n’importe comment

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Il fait chaud, et peut-être avez-vous senti l’urgent besoin de rafraîchir votre appartement à l’aide d’un climatiseur. Si vous êtes locataire, quelques vérifications avec le gestionnaire ou le propriétaire de l’immeuble s’imposent.

En tant que locataire, votre choix d’appareil s’arrêtera probablement sur un climatiseur portable ou un climatiseur de fenêtre. Ils sont faciles à installer et à déplacer, en plus de ne nécessiter aucune rénovation d’envergure. 

Toutefois, en plus de vérifier que les dimensions de l’appareil ainsi que sa puissance correspondent à l’usage que vous souhaitez en faire, il faudra vérifier que votre installation est conforme à la réglementation en vigueur dans l’immeuble.  

Que faut-il vérifier ?

Selon la loi, le locataire a le droit d’installer un climatiseur dans une fenêtre si cet appareil ne fait pas de trou ou qu’il n’endommage pas le logement. Toutefois, le propriétaire peut ajouter des contraintes additionnelles. Pour éviter de devoir tout démonter une fois l’appareil installé, il vaut mieux vérifier ce qui est permis et ce qui ne l’est pas dans l’immeuble. 

La première chose à faire est de lire le bail et de vérifier si une clause est inscrite à ce sujet. Ensuite, s’il existe un document regroupant les règlements de l’immeuble, il faut y faire la même vérification. 

Ultimement, il vaut mieux demander au propriétaire ou au gestionnaire de l’immeuble quelles sont les règles prévues à cet effet ainsi que les modalités d’installation. Par exemple : est-il permis d’installer soi-même son climatiseur ou faut-il le faire avec l’aide d’un professionnel ? 

Possibles complications

Beaucoup de personnes installent ces appareils de manière approximative, inesthétique, peu fonctionnelle, voire dangereuse et susceptible d’endommager l’immeuble. Par exemple, Le Journal rapportait récemment qu’un immeuble de Laval avait subi plusieurs dizaines de milliers de dollars en dommages des suites d’un incendie causé par un climatiseur mural ayant surchauffé.

Il est donc normal que le propriétaire souhaite faire les vérifications suivantes :

  • L’appareil est-il bien fixé pour éviter qu’il ne tombe sur des passants ?
  • L’écoulement de l’eau va-t-il s’effectuer correctement vers l’extérieur afin de ne pas causer d’infiltration à l’intérieur ?
  • Le niveau de bruit de l’appareil est-il raisonnable ? 
  • La municipalité permet-elle d’installer un climatiseur en façade ?
  • Le système électrique est-il conçu pour supporter la charge du climatiseur ?

Si ces conditions ne sont pas remplies, votre propriétaire sera dans son droit s’il vous demande de modifier votre installation, voire d’opter pour un autre modèle de climatiseur. Pour éviter de devoir tout démonter et de dépenser de l’argent inutilement, il vaut donc mieux vérifier auprès du propriétaire ou du gestionnaire ce qui est permis et ce qui ne l’est pas. 

Conseils aux locataires

  • Ce n’est pas au propriétaire d’adapter son immeuble à votre installation, mais bien l’inverse. 
  • Quand il s’agit de planifier l’achat et l’installation d’un climatiseur, le mieux est de s’y prendre d’avance. C’est la même chose pour l’entretien, qui doit se faire idéalement avant l’été. En temps de canicule, les professionnels seront débordés d’appels.  
  • Le meilleur moment pour acheter un appareil de climatisation est au printemps, puisqu’il y a une meilleure sélection d’appareils ainsi qu’une plus grande disponibilité des installateurs. 
  • Pour éviter les risques de surchauffe, assurez-vous que la capacité de refroidissement de votre appareil (mesurée en Btu) concorde aux dimensions de votre logement. 

Ghislain Larochelle est un professionnel inscrit à l’Ordre des ingénieurs du Québec ainsi qu’à l’OACIQ.