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«Invasion» de la Gaspésie: «Ça n'a pas de bon sens»

La ministre Guilbault choquée par le manque de civisme en Gaspésie

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La vice-première ministre et ministre de la Sécurité publique se dit outrée du manque de civisme d’une minorité de touristes en Gaspésie, alors qu’elle assure travailler main dans la main avec les municipalités pour régler le problème.

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Lundi, Le Journal démontrait l’ampleur de la «situation de crise» qui sévit actuellement en Gaspésie, alors que des touristes font preuve de peu de civilité à l’égard des paysages et des résidents de la région.  

«Ça brise le cœur de voir des images comme on a vu: des gens qui laissent des déchets sur des sites de camping, sur des plages [...] ça n’a pas de bon sens», a laissé entendre la ministre Geneviève Guilbault en point de presse, lundi après-midi, demandant aux personnes concernées de faire preuve de civisme.  

Une demande d’aide 

Plus tôt en matinée, la députée péquiste de Gaspé, Méganne Perry Mélançon, indiquait avoir besoin d’un «appui formel» de la part du gouvernement Legault. 

«On a des gens qui laissent leur tente au beau milieu de la plage, des déchets partout, des bouteilles à la mer et même des excréments, alors qu’on a des blocs sanitaires un peu partout», déplore-t-elle, en entrevue au Journal. 

L’élue a donc fait parvenir trois demandes au gouvernement caquiste dans l’espoir de diminuer les méfaits à l’encontre de la Gaspésie par l’arrivée massive des touristes.   

Elle souhaite tout d’abord une visite en personne de la ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, pour rappeler les règles de civilité aux visiteurs, et pour constater l’ampleur de la situation.   

On réclame également un budget spécial pour obtenir davantage de patrouilleurs de la Sûreté du Québec pour l’été. Ces fonds serviront aussi à embaucher du personnel de sécurité dans les secteurs les plus achalandés et à augmenter l’affichage des règlements municipaux.

Finalement, Mme Perry Melançon estime qu’une surveillance plus régulière et intensive des plages ne serait pas de trop pour éviter qu’elles ne se transforment en lieu d’hébergement.   

«Sous contrôle» 

Interrogée sur les demandes de Mme Perry Mélançon, Mme Guilbault a indiqué que son cabinet travaille depuis quatre jours déjà afin de coordonner une action gouvernementale en soutien à des municipalités comme celle de Gaspé.  

 «On a ajouté des effectifs policiers», assure la vice-première ministre, précisant que cela suffit parfois à décourager des comportements désagréables de certains touristes. Les choses se sont améliorées, considère-t-elle.  

«Encore ce matin, on a parlé au maire de Gaspé pour s'assurer que tout était sous contrôle. [...] Entre aller visiter pour visiter ou déployer des moyens concrets pour les aider à contrôler les problèmes là-bas, l'option numéro 2 est plus intéressante», conclut Mme Guilbault, en réponse à la demande de la députée de Gaspé de se rendre sur place pour constater les dégâts. 

Pour l’élue péquiste, les efforts déployés jusqu’ici ne sont toutefois pas suffisants. 

«On m’a dit que les directions régionales étaient sur le dossier et que des escouades étaient mises en place, raconte Mme Perry Mélançon. Force est de constater que ça calme le jeu, mais seulement de façon temporaire. Le territoire est trop grand [...] et un flot de touristes arrive sans arrêt.»    

  • Écoutez Méganne Perry Mélançon en entrevue avec Pierre Nantel à QUB radio:    

– Avec Marc-André Gagnon, Bureau parlementaire

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