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Les routes en béton avancent lentement

Seulement 12 kilomètres ont été installés l’an dernier

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Photo Agence QMI, Joël Lemay Certaines des voies du nouvel échangeur Turcot, à Montréal, comportent une surface de béton qui s’avère plus résistante au passage des poids lourds.

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Le nombre de kilomètres de chaussées de béton continue de progresser à pas de tortue au Québec, dans les secteurs où l’utilisation de ce revêtement a été jugée plus avantageuse.

Le ministère des Transports du Québec (MTQ) a appliqué l’an dernier du béton sur 12 km d’autoroutes parmi les plus achalandées. 

Les chantiers les plus importants, qui comptent pour 8,4 km dans la dernière année, ont été ceux de l’échangeur Turcot et de l’autoroute 20, dans le secteur de Saint-Janvier-de-Joly, à l’ouest de Québec.

Même si cette progression est modeste, il s’agit de la plus importante en 10 ans.

Plus durable

L’an dernier, notre Bureau d’enquête avait révélé que malgré l’existence, depuis 2010, d’une politique priorisant la reconstruction en béton sur un réseau de 1231 km, seuls 26 km, soit environ 3 km par année, avaient été ajoutés.

Il y a dix ans, le MTQ a déterminé que l’utilisation de l’asphalte n’était pas rentable sur ces autoroutes, en raison de l’abondance de camions poids lourds qui y circulent.

L’autoroute 20 et d’importantes portions des voies rapides dans les grandes régions de Montréal et de Québec composent ce réseau où il a été démontré que le béton sera plus durable.

L’analyse des données du MTQ montrait l’an dernier que le taux de reconstruction sur le réseau ciblé par l’orientation béton est deux fois moins élevé que ce qui s’observe pour l’ensemble du réseau qui relève de Québec.

Rien cette année

Le bond enregistré l’année dernière sera d’ailleurs suivi d’une pause pour 2020, alors que le MTQ n’a aucun chantier de reconstruction en béton en cours.

Un appel d’offres avait pourtant été lancé en mars. L’analyse des trois soumissions déposées a toutefois démontré «que le prix du plus bas soumissionnaire était substantiellement supérieur à l’estimation du ministère», a indiqué le porte-parole du MTQ Nicolas Vigneault.

«Dans un souci de saine gestion des deniers publics, il a été décidé de retourner en appel d’offres public à l’automne 2020, car à ce stade de la saison, il est tard pour réaliser les travaux», a-t-il mentionné.

Les travaux doivent être faits en 2021 et 2022, sur l’autoroute 20, toujours dans le secteur de Saint-Janvier-de-Joly. La reconstruction en béton prévue est sur des tronçons de 1,8 et de 2,5 km.