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Un amour de vacances

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Cet été, j’ai rencontré la perle rare. Je suis même tombée en amour. Il est grand, il est majestueux, il me fait sentir vivante : on le nomme le Québec. La pandémie nous a encouragés à développer des sentiments pour notre territoire, et c’est une bonne chose.

C’est les vacances ! Cette année, à défaut de pouvoir quitter le pays, beaucoup de Québécois et de Québécoises ont jeté leur dévolu sur les différentes régions de la province pour changer d’air.

Les campings sont pleins, les plages bondées, la plupart des canots sur les bases de plein air sont loués. 

Youpi ! Enfin, notre intérêt envers le Québec nous fait remarquer ses qualités, qu’on a toujours eues sous les yeux !

Pourquoi avons-nous tendance à vouloir aller voir ailleurs quand il est question de vacances ? 

Pourquoi chercher plus loin quand nous pourrions entretenir une affection pour notre chez-nous ? Peut-être parce que nous n’avons pas laissé la chance à notre province de nous prouver qu’elle était digne de notre amour.

Nous avons placé le Québec dans la zone amicale pendant trop longtemps. Il est temps de le « frencher » à pleine bouche !

Quand on est en amour...

Mon cher Québec, je m’extasie devant tes vallées gorgées de fraîcheur, j’adore me revigorer dans tes rivières fougueuses, je me sens légère grâce à ton vent pur, je t’aime !

Comme dans toute nouvelle relation amoureuse, je m’engage à t’honorer.

Je prendrai plaisir à découvrir tes moindres facettes.

Je te protégerai lorsqu’on voudra te défigurer au profit des compagnies pétrolières.

Quand j’irai te visiter, je te respecterai. Contrairement aux jeunes vacanciers impolis qui ont utilisé les plages gaspésiennes comme litière, jamais je ne ferai primer mes besoins sur les tiens.

Je te vanterai, je te chérirai et je t’aimerai jusqu’à mon dernier souffle.

Québec, je me souviendrai de cet amour d’été et je te confirme que notre relation est faite pour durer.