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Drame en canot dans le parc du Mont-Tremblant

Un père de famille est décédé lundi dans le parc national

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Une randonnée en canot s’est terminée de manière tragique pour un père de famille dans le parc national du Mont-Tremblant lundi. 

«Pour moi, c’est comme s’il était encore ici, mais je sais qu’il n’est plus là», lâche la mère de Cornelius Solom Edwards, qui a perdu la vie dans le parc national du Mont-Tremblant, lundi, en soirée. 

L’homme de 47 ans était allé faire une randonnée en canot sur la rivière du Diable lorsque, pour une raison inconnue, il s’est retrouvé sous l’eau. Les enfants qui l’accompagnaient ont appelé à l’aide. L’homme a été sorti des flots, mais les longues manœuvres de réanimation ne sont pas parvenues à le ramener à la vie. 

Le drame s’est joué sur la rivière du Diable, dans le parc du Mont-Tremblant, près du camping La Sablonnière.
Maude Ouellet
Le drame s’est joué sur la rivière du Diable, dans le parc du Mont-Tremblant, près du camping La Sablonnière.

«Il ne portait pas de VFI et ne savait pas nager», indique l’agente d’information de la Sûreté du Québec Éloïse Cossette. «Cependant, le secteur de la rivière n’était pas creux, on parle de quatre pieds d’eau», explique-t-elle en ajoutant qu’on n’écarte pas la thèse du malaise. Une autopsie sera pratiquée. 

Père de trois enfants

M. Edwards était le père de trois enfants de 24, 19 et 11 ans. Sa mère, qui ne souhaitait pas être nommée, le décrit comme un homme de famille qui était «très proche» de ses frères.

Le quadragénaire qui a émigré de la Jamaïque dans les années 90 travaillait comme homme d’entretien dans des immeubles à logements. 

«Tout ce qui me reste de lui, ce sont les plantes que vous voyez [devant le bloc]», a lancé sa mère, visiblement bouleversée par les événements. M. Edwards faisait aussi de l’aménagement paysager. 

Ces fleurs plantées devant l’immeuble à logements dans lequel vivait M. Edwards sont le dernier souvenir qu’il reste de lui.
Maude Ouellet
Ces fleurs plantées devant l’immeuble à logements dans lequel vivait M. Edwards sont le dernier souvenir qu’il reste de lui.

La mère du défunt ajoute que son fils était friand d’activités de plein air. «Il était toujours parti ici et là», se rappelle-t-elle. 

De son côté, Simon Boivin, responsable des relations médias de la Sépaq, offre ses plus sincères condoléances à la famille. 

«Les employés du parc ne se rappellent pas d’avoir été témoin d’un incident du genre dans les 15 dernières années», soutient M. Boivin.