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Les armes à feu et les munitions se feront rares

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SAGUENAY | C'est la folie dans les commerces de chasse et de pêche: en presque 10 ans, il n'y a jamais eu un aussi gros achalandage, notamment pour les armes à feu ou les munitions.

Que ce soit pour en acheter, pour les ajuster ou pour demander conseil, les armes à feu sont très populaires, déjà à ce temps-ci de l'année. Les chasseurs craignent une deuxième vague cet automne.

«On parle de munitions, d'arbalètes, de fusils, les gens ne veulent manquer de rien durant la saison de chasse et se préparent au cas où les commerces devraient refermer leurs portes», a expliqué le propriétaire d'Ecotone Espace Nature Chicoutimi, Éric Lapointe.

Même les fournisseurs américains n'arrivent plus à répondre à la demande. Les États-Unis aussi ont connu une grande augmentation des ventes d'armes à feu et de munitions. Il y aura donc forcément moins de marchandise sur les rayonnages canadiens.

Si jamais il y a une pénurie de munitions, il faudra trouver une alternative.

«Le rechargement de balles est très populaire auprès des tireurs sportifs, alors peut être que maintenant les chasseurs aussi vont adopter cette tendance», a expliqué un conseiller chez Ecotone Espace Nature Chicoutimi.

Si on ne parle pas encore d'une pénurie, des chasseurs avaient déjà prévu le coup avant le confinement.

«Avant qu'on ferme durant le confinement, j'ai vendu des munitions en énorme quantité à des chasseurs qui ont fait leurs provisions. Des fois, c'était pour une dizaine d'armes», a raconté le gérant du Pronature Blackburn & fils de Jonquière, Johnny Dallaire.

Et si vos achats ne sont pas encore complétés, préparez-vous à payer plus cher. Une augmentation de 5 à 11% des prix est à prévoir pour la prochaine saison de chasse.