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Repenser l’Impact

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Dans ce tournoi à Orlando, l’image que l’Impact nous a renvoyée n’est pas très loin de ses habitudes des dernières années. Les partisans ont eu droit à des performances en dents de scie et une équipe qui offrait un visage différent à chacune de ses prestations. 

D’un match à l’autre, on ne sait jamais quelle équipe va se présenter sur le terrain et cette caractéristique trahit rarement la personnalité d’une équipe gagnante. Plutôt le contraire.

En revenant de la Floride, l’Impact voudra probablement oublier son premier match face au Revolution où il n’a rien donné de bon. Les 2e et 3e matchs se sont mieux déroulés, mais la dernière rencontre face au Orlando City SC est loin de mériter la note de passage.

Dans ce dernier match, je m’explique mal pourquoi les Montréalais ont démontré si peu d’envie. Une seule des deux équipes a démontré assez d’énergie et de combativité pour passer en quart de finale, l’autre ne s’est contentée que de faire de la figuration.

Les responsabilités de Henry

De retour à Montréal, Thierry Henry devra faire le bilan de ces quelques semaines passées dans « la bulle » à Orlando. Non seulement devra-t-il revoir la performance de ses joueurs, mais aussi repenser à la manière dont il a géré son équipe durant le tournoi ?

Si la fatigue explique le manque d’engagement de son équipe, particulièrement dans le match contre Orlando, pourquoi n’a-t-il pas utilisé plus de joueurs ? Pourquoi n’a-t-il pas été en mesure de contourner cette fatigue physique et psychologique en employant tout son effectif ? Comment se fait-il qu’un des deux meilleurs marqueurs de l’équipe, Maxi Urruti, ne rentre qu’à la toute fin de la rencontre quand il faut absolument aller chercher un but pour rester en vie ? Et Lassi Lappalainen, lui ?

L’approche tactique de Henry mérite aussi réflexion. Était-elle appropriée aux circonstances ? Parce que ses joueurs ont semblé être mêlés plus qu’autre chose par ses décisions et ses différents schémas, particulièrement au premier match.

Finalement, pourquoi Henry n’a pas plus fait jouer Emanuel Maciel après l’avoir tant encensé ? Le milieu argentin avait pourtant impressionné à son premier match MLS contre Toronto et on était en droit de le revoir dans les deux rencontres suivantes. Puisque les milieux comme Victor Wanyama, Samuel Piette et Saphir Taïder ont accumulé plusieurs minutes dans le tournoi, on est en droit de se demander si les jambes fraîches de Maciel auraient dynamisé le jeu du Bleu-blanc-noir à certains moments.

Bref, un bilan est nécessaire et je suis certain que Henry lui-même dirait qu’il va de soi. Parce que les enseignements tirés du passage en Floride doivent assurer que l’Impact reste bien sur les rails de cette saison pour le moins inhabituelle.

Le plan de la MLS

La MLS semble avoir un plan. Deux semaines après la finale du tournoi d’Orlando, la ligue devrait reprendre ses activités dans les différents marchés aux États-Unis et au Canada.

Malgré la situation toujours difficile, j’aime que la MLS soit en mode solutions. Avec les différentes règles sanitaires en vigueur dans les différents États et les provinces, elle devra certes improviser au fur et à mesure. Déjà, on semble dire que les équipes canadiennes devront jouer trois fois l’une contre l’autre d’ici à ce qu’on trouve d’autres solutions.

Pour le soccer au Canada, j’ai l’impression que ce pourrait être une bonne chose. À voir le Toronto FC et l’Impact s’affronter aussi souvent en si peu de temps, ça ne peut qu’attiser la rivalité... et l’intérêt des spectateurs.