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Il faut s’inquiéter

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Les manifestations des antimasques qui avaient lieu cette fin de semaine prenaient l’allure d’un défilé d’illuminés.

En regardant aller cette mascarade, on pourrait s’arrêter à la pauvreté de langage ou bien aux incongruités de ces manifestants.

Se dire, en quelque sorte, qu’il s’agit d’une minorité inoffensive.

On pourrait aussi se dire qu’il vaut mieux ne pas prêter oreille à ces gens qui prennent leurs élucubrations pour des vérités.

Erreur

Nous ferions erreur.

D’abord, pour une raison fort simple : ces manifestants sont des dangers publics.

En se foutant des règles, ils étouffent l’effort d’une collectivité pour combattre le virus.

Mais hormis notre santé collective, quelque chose de plus fondamental se produit avec ces conspirationnistes au temps de la COVID et des casquettes rouges.

Quelque chose dans le fait qu’ils commencent à sortir du virtuel, que leur lugubre idéologie sort peu à peu des sous-sols sombres pour atterrir sur la place publique.

En protestant contre le port obligatoire du masque et le projet de loi 61, c’est la première fois que les conspirationnistes québécois se mêlent directement à des actions gouvernementales.

Il est là l’inédit dans les mouvements conspirationnistes de l’année 2020.

Si l’on retourne quelques années en arrière, quand certaines personnes croyaient que le 11 septembre était commandé par l’État américain lui-même ou bien que Trump était élu pour renverser un régime pédosatanique, ça n’impliquait qu’eux-mêmes.

Chacun ses passe-temps et ses obsessions...

Qu’aujourd’hui, certaines personnes adhèrent tellement à des complots qu’ils en brûlent des tours de télécommunication, manifestent dans les rues et désobéissent aux lois, ça implique maintenant toute une collectivité.

Réagir

Ajoutons à cela la violence que ces manifestations provoquent, héritage d’un trumpisme québécois.

Deux journalistes de TVA Nouvelles en ont fait les frais ce week-end.

C’est alarmant, et TVA fait bien de se défendre.

Parce qu’après la méfiance, les menaces et les agressions envers les journalistes, ce sera quoi ?

J’aime mieux ne pas y penser.