/news/currentevents
Navigation

Il ramassait les balles de golf depuis 30 ans

Le passionné de plongée s’est noyé dans un étang

noyade golf
Captures d’écran tirées du site web du Club de golf de la Vallée-du-Richelieu et TVA Nouvelles Le corps de Michel-Guy Béland (en mortaise) a été repêché lundi dans l’étang du 16e trou du club de golf de la Vallée-du-Richelieu, à Sainte-Julie, en Montérégie.

Coup d'oeil sur cet article

Un homme qui plongeait pour ramasser des balles perdues dans les étangs de terrains de golf a péri en pratiquant sa passion des 30 dernières années, dans la nuit de dimanche à lundi, à Sainte-Julie.

• À lire aussi: Montérégie: un homme se noie en cherchant des balles dans un étang d'un club de golf

« Je suis sous le choc. Je l’ai vu récemment et il pétait le feu », a soufflé lundi Étienne Béland, le neveu du plongeur Michel-Guy Béland.

Depuis plus de 30 ans, son oncle de 64 ans parcourait seul les terrains de golf du grand Montréal. Parfois avec l’accord du club, parfois sans, il récupérait les balles de golf perdues dans les étangs. Il les recyclait et les revendait pour gagner sa vie.

Il était toujours vêtu de son habit de plongée et muni d’une bonbonne lorsqu’il s’aventurait sous l’eau.

Tard dimanche soir, M. Béland s’est rendu au Club de golf de la Vallée-du-Richelieu, situé à Sainte-Julie, en Montérégie.

Mais il n’en est jamais revenu.

Son corps a été retrouvé dans le lac artificiel du 16e trou, lundi matin, après que sa conjointe Sylvie--- Beaucage eut rapporté sa disparition. Un coroner déterminera la cause de son décès encore inexpliqué.

Mardi, Mme Beaucage ne pouvait pas s’empêcher d’être au champ de pratique de golf qu’elle gère, aux abords de l’autoroute 20, pour accueillir ses clients.

« C’est notre bébé [cette entreprise]. Plonger, c’était sa passion, a-t-elle confié, les yeux rougis. Il était généreux et aimait la vie. C’était un bon jack. »

Polarisant

« C’est malheureux, s’est attristé Patrice Forcier, le directeur général du club. C’était une bonne personne, mais il venait ramasser les balles illégalement sur notre terrain privé. On demande que les gens soient deux quand on les paie pour faire ça. »

Si son conjoint « n’avait pas d’affaire là », Sylvie Beaucage jure toutefois qu’il a détenu ce contrat pendant plus de 30 ans.

Le résident de Belœil menait aussi un combat auprès de sa ville, question d’empêcher un projet immobilier qui ternirait l’espace vert du Club de golf de Belœil.

« Il était super impliqué et optimiste. C’était un homme polarisant dans la communauté », a conclu son neveu, Étienne Béland.