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«J’ai agi selon mes valeurs» – Rosalie Vaillancourt fait le point sur l’affaire Julien Lacroix

Rosalie Vaillancourt
PHOTO D'ARCHIVES, JEAN-FRANÇOIS DESGAGNÉS Rosalie Vaillancourt

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Après avoir publiquement témoigné en faveur d’une des victimes présumées de Julien Lacroix, l’humoriste Rosalie Vaillancourt a brisé le silence sur les réseaux sociaux, mercredi.

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«Cette semaine a été “toff”, a-t-elle avoué. Julien était un de mes amis. Même si on s’était perdus de vue depuis les deux dernières années, c’était quelqu’un que je trouve tellement drôle».  

Rosalie Vaillancourt
Capture d'écran, Instagram

Une enquête du journal Le Devoir révélait lundi matin que Julien Lacroix faisait l'objet d'allégations d’inconduite et d’agression sexuelle. Neuf femmes en auraient été victimes. Parmi elles, Geneviève Morin, l'ex-copine de l'humoriste, a soutenu qu'il l'avait agressée. Elle s'en était ouverte l'an passé à son amie Rosalie Vaillancourt, qui a corroboré ses dires.   

Rosalie Vaillancourt a aussi raconté que Julien Lacroix, avec qui elle refusait de travailler depuis deux ans, avait parfois eu des gestes déplacés à son égard. 

«J'avais peur de le croiser»

Sur Instagram, mercredi, Rosalie Vaillancourt est revenue sur son témoignage. «Je n’ai pas l’impression d’avoir été victime de Julien. Je le trouvais juste [fucking] lourd saoul. Ce qui m’a aidée à croire mon amie», a-t-elle écrit.  

«Je l’ai crue tout de suite», a-t-elle écrit, ajoutant qu'elle avait reçu un message d’une fille disant «avoir été victime, elle et plusieurs filles de son secondaire». 

Rosalie Vaillancourt
Capture d'écran, Instagram

Rosalie Vaillancourt a confié qu’elle avait tenté, en vain, d’en parler à des gens du milieu.  

«Je refusais de travailler avec Julien depuis plusieurs mois déjà. J’avais peur de le croiser. J’ai essayé de parler à des gens, mais j’ai été tellement déçue. Des personnes que j’aimais profondément me disaient de me taire ou n’écoutaient pas.» 

Bien qu'elle reçoive, dit-elle, beaucoup de commentaires négatifs sur les réseaux sociaux, l’humoriste de 27 ans estime qu’elle a fait la bonne chose. «J’ai sûrement perdu des contrats ou des fans dans les derniers mois, semaines et jours, croit-elle. Mais j’ai agi selon mes valeurs.» 

Rosalie Vaillancourt
Capture d'écran, Instagram

Rosalie Vaillancourt
Capture d'écran, Instagram

Rosalie Vaillancourt
Capture d'écran, Instagram

Pause de «plusieurs mois»

Julien Lacroix a réagi publiquement dès la sortie de l'article du Devoir, lundi matin, soutenant ne pas être un «prédateur sexuel», mais n'être «ni un ange ni un démon». Sa réaction a suscité la controverse sur les réseaux sociaux, avant qu'il ne ferme sa page Facebook. 

Rosalie Vaillancourt
PHOTO D'ARCHIVES, AGENCE QMI

Dans la foulée, plusieurs diffuseurs ont évincé de leur plateforme des émissions ou séries dans lesquelles l'humoriste apparaissait, et son agence, Groupe Phaneuf, a immédiatement rompu ses liens avec lui. 

Julien Lacroix a réactivé son compte Facebook mardi, pour s'excuser «auprès des personnes qui ont été blessées ou déçues par [sa] publication». Il a indiqué avoir décidé de prendre une pause professionnelle de plusieurs mois, durant laquelle il compte aller chercher l'aide de spécialistes.