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Tournoi de la MLS: 4 bons duels

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Photo AFP La joie était à son comble chez les Earthquakes de San Jose quand Cristian Espinoza a enfilé l’aiguille contre le Fire de Chicago

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Les quarts de finale du tournoi de reprise de la MLS s’amorcent jeudi soir et s’il y a des équipes qu’on n’attendait pas, il y a aussi des valeurs sûres. Mais il y a surtout des confrontations très intéressantes. Il y a au moins trois des quatre matchs pour lesquels il est très difficile d’établir un favori, et pour le quatrième, c’est une belle histoire de David contre Goliath.

Une lutte tactique

Le premier duel oppose l’Union de Philadelphie au Sporting de Kansas City, deux équipes qui ont beaucoup de choses en commun.

On devrait d’ailleurs assister à un bon duel tactique autant sur le plan offensif que défensif.

Le Sporting a terminé au premier rang de son groupe avec six points pendant que l’Union (sept points) a fini à égalité avec Orlando, mais a pris le second rang en raison d’un moins bon différentiel.

Le Sporting a perdu un match tandis que l’Union est toujours invaincue depuis le début de la compétition.

Des buts

Le Sporting a prouvé qu’il pouvait marquer des buts puisqu’il en a inscrit six en trois matchs préliminaires.

Kansas City a toutefois eu beaucoup plus de fil à retordre en huitièmes de finale, puisque malgré 37 tentatives de tir, les hommes de Peter Vermes ont été incapables de percer le jeune Thomas Hasal des Whitecaps de Vancouver.

Ils auront finalement eu besoin de la séance de tirs au but pour défaire l’équipe de Marc Dos Santos et s’assurer le match, de jeudi soir.

Disons que ça promet contre la bonne défensive de l’Union et le gardien Andre Blake, qui n’a pas l’habitude de se montrer généreux devant son filet.

Andre Blake
Photo AFP
Andre Blake

Équilibre

Puisqu’il est question de la défensive de l’Union, notons qu’elle n’a accordé que deux buts en quatre rencontres depuis le début du tournoi, et c’est autant grâce au travail de Blake que du groupe devant lui.

L’Union ne laisse pas passer grand-chose et l’adversaire doit se montrer opportuniste pour marquer.

Cette qualité défensive compense l’attaque qui n’a rien cassé jusqu’à maintenant avec une récolte de cinq buts en quatre parties.

Mais justement, cette unité offensive ne s’est pas encore vraiment mise en marche depuis son arrivée à Orlando et le Sporting serait bien malchanceux s’il faisait les frais de cet éveil.

Comme l’a déjà dit Thierry Henry, c’est l’équipe qui fait le moins d’erreurs qui gagne et c’est probablement ce qui se produira dans ce duel pour lequel il est difficile de déterminer un favori. 

David contre Goliath

Orlando a pris tout le monde par surprise en terminant au premier rang de son groupe puisque l’équipe de la Floride vivote un peu beaucoup depuis quelques années, ne parvenant pas à trouver la bonne recette.

Mais l’arrivée d’Oscar Pareja à la barre de l’équipe semble être en train de changer la donne. Ce n’est qu’un faible échantillon, mais il semble que l’approche de l’ancien entraîneur du FC Dallas et des Rapids du Colorado fonctionne avec les Lions.

Ceux-ci n’ont toujours pas perdu avec une fiche de trois victoires et une nulle, en plus d’avoir marqué sept buts en quatre sorties.

Dans cette rencontre, Orlando aura le rôle de David contre Goliath, qu’est le Los Angeles FC, champion de la saison régulière en 2019. 

En montée

Le Noir et Or n’a toutefois pas connu une phase de groupe très reluisante avec une fiche d’une victoire et deux verdicts nuls.

Mais malgré l’absence du meilleur marqueur de la dernière saison, Carlos Vela, le LAFC a marqué une tonne de buts, soit onze en trois matchs dans la phase préliminaire et quatre autres lors du match de huitièmes de finale contre les Sounders de Seattle.

Le jeu défensif des Californiens peut cependant laisser à désirer puisqu’ils ont accordé huit buts en quatre rencontres jusqu’à maintenant.

De plus, le trio de milieux de terrain a su contenir les attaquants des Sounders avec panache, ce qui n’est pas rassurant pour Orlando.

Structure

Ça ne veut pas dire pour autant que les Lions vont se faire manger tout rond, mais ils vont devoir lutter avec toutes leurs fibres pour parvenir à atteindre les demi-finales, ce qui serait une bien belle réalisation pour eux.

Pour ce faire, ils vont devoir maintenir la solide structure mise en place par Oscar Pareja en plus de contenir Diego Rossi et Bryan Rodriguez, qui ont pris l’attaque en mains en l’absence de Carlos Vela qui, rappelons-le, est resté à Los Angeles avec son épouse qui va bientôt accoucher.

Diego Rossi
Photo AFP
Diego Rossi

Tout le monde aime voir une surprise dans un tournoi de la sorte, voir une équipe Cendrillon qui se rend jusqu’au bout. Mais à moins d’un faux pas de la part du LAFC, il serait étonnant qu’Orlando cause une surprise majeure jeudi soir.

Le choc des contraires

Le troisième affrontement quart de finale oppose deux équipes diamétralement différentes.

Les Earthquakes de San Jose pratiquent un style de jeu ultra énergique où la pression est constante pendant 90 minutes.

De son côté, le Minnesota United FC est plus méthodique et opte pour une approche tactique solide et rigoureuse qui laisse peu de place à l’attaque adverse.

Et il faut croire que la formule fonctionne puisque l’équipe d’Adrian Heath n’a toujours pas perdu en six rencontres en 2020. Elle présente une fiche de deux victoires et deux verdicts nuls lors du tournoi.

Adrian Heath
Photo AFP
Adrian Heath

Avare

Le Minnesota a la grande qualité d’être avare, n’ayant accordé que quatre buts en autant de matchs à Orlando. Cette équipe a eu besoin des tirs au but pour battre le Crew de Columbus en huitièmes de finale mardi, mais elle était à une dizaine de minutes de l’emporter.

De fait, Les Loons ont été la seule équipe à marquer contre le Crew dans le cadre de ce tournoi. Ça donne une bonne idée du caractère de cette formation.

C’est une équipe courageuse et entêtée qui ne se laissera pas démonter par une rencontre à tempo élevé, comme le proposent les Quakes.

De fait, le Minnesota a remporté les trois derniers matchs entre ces deux équipes par un pointage combiné de 11 à 3. 

Énergie

De l’autre côté, on a des Quakes qui ont surpris tout le monde depuis le début de la compétition en terminant au premier rang de leur groupe devant les Sounders de Seattle.

Les Quakes n’ont toujours pas perdu en Floride et ont inscrit onze buts en quatre matchs, dont cinq contre le Real Salt Lake en huitièmes de finale.

Mais le style à tempo élevé comporte aussi des risques défensifs, ce qui ne sera pas à négliger contre le Minnesota.

Les Quakes vont certainement tenter de dominer physiquement les Loons et pourraient bien y parvenir.

Malgré l’avantage que semble détenir le Minnesota, c’est sans doute la confrontation la plus difficile à jauger dans ces quarts de finale, et la balance pourrait pencher d’un côté comme de l’autre.

Discrétion et montée en puissance

Dans le dernier quart de finale, on a droit à un duel très égal entre les Timbers de Portland et le New York City FC.

Portland a terminé au sommet de son groupe, devançant le puissant Los Angeles FC et récoltant deux victoires et un match nul au passage. Ils ont toutefois eu besoin des tirs au but pour écarter le FC Cincinnati lors du premier tour éliminatoire.

De son côté, le New York City FC est la seule équipe de troisième place toujours active dans ce tournoi.

Il faut dire que la troupe new-yorkaise n’a tout simplement pas bien amorcé la compétition.

Par en arrière

Pour reprendre une expression consacrée, le NYCFC a accédé à la phase éliminatoire par la porte d’en arrière, étant la dernière équipe repêchée.

New York a présenté une fiche d’une victoire et deux défaites en phase de groupe et s’est finalement réveillé avec une victoire de 3 à 1 sur le Toronto FC en huitièmes de finale.

La différence, c’est que l’attaque s’est finalement réveillée contre le TFC. Avant ce match de trois buts, New York n’en avait inscrit que deux en trois rencontres du tour préliminaire.

S’il faut que le jeu défensif se resserre en plus, on aura droit à un affrontement tactique des plus divertissant.

Diego Valeri
Photo AFP
Diego Valeri

Discrétion

Dans un groupe où l’on retrouvait les deux équipes de Los Angeles, les Timbers sont un peu passés sous le radar et ont fait leur petit bonhomme de chemin.

Ils ont terminé premiers avec deux victoires et un verdict nul, marquant six buts et en accordant quatre.

Après une phase de groupe pratiquement sans histoire, Portland a toutefois eu à travailler très fort pour montrer la porte au teigneux FC Cincinnati, une belle surprise dans ce tournoi.

Si les Timbers veulent l’emporter, ils vont devoir présenter un équilibre parfait entre la menace offensive et le jeu défensif soigné.

Il faudra certainement que l’équipe de l’Oregon exerce une meilleure pression offensive pour doubler NYCFC, autrement ça pourrait être la fin pour elle.