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Gaudreault propose un permis de travail régional

Le candidat à la chefferie du PQ souhaite que les immigrants créent des liens

PQ Sylvain Gaudreault
Photo d'archives, Simon Clark Le député péquiste Sylvain Gaudreault en février dernier au parlement de Québec.

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Afin d’inciter les nouveaux arrivants à s’installer à l’extérieur de Montréal, le candidat à la chefferie du Parti québécois Sylvain Gaudreault propose de créer un permis de travail régional valide pour trois ans. 

• Lettre de Sylvain Gaudreault: Immigration au Québec: pour une approche responsable et en français!

À l’heure actuelle, un travailleur étranger peut obtenir un permis de travail lié à un employeur spécifique. S’il perd son emploi, il ne peut postuler auprès d’une autre entreprise et se voit souvent contraint de quitter la province. 

Dans une lettre ouverte publiée aujourd’hui, Sylvain Gaudreault propose donc de modifier ce permis, dont bénéficient quelques milliers d’immigrants chaque année, afin qu’il soit lié à une région administrative, pendant trois ans. 

« L’objectif est de créer des liens, une appartenance, dit le candidat à la chefferie. À partir du moment où les immigrants dans les régions ont un réseau, une appartenance dans cette région-là, ils restent. » 

Celui qui souhaite succéder à Jean-François Lisée observe le phénomène dans sa propre région, grâce à l’Université du Québec à Chicoutimi. 

« Plusieurs étudiants restent après leurs études, parce qu’ils développent des relations d’amitié ou rencontrent leur conjoint ou conjointe », dit-il.

Négocier avec Ottawa

Pour modifier ainsi le permis de travail, un gouvernement Gaudreault devra toutefois obtenir l’aval d’Ottawa, ce qui est loin d’être acquis. Depuis le début de son mandat, le premier ministre François Legault se bute au gouvernement fédéral dans sa volonté de lier la résidence permanente à l’endroit où s’installe le nouvel arrivant. 

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Le député péquiste précise que d’autres mesures seront présentées durant sa campagne pour favoriser la régionalisation de l’immigration. 

Observatoire

Par contre, l’aspirant-chef refuse de se prononcer sur le nombre d’immigrants que le Québec devrait accueillir annuellement. À l’image de Jean-François Lisée, qui proposait de laisser le vérificateur général recommander les seuils appropriés, M. Gaudreault souhaite créer un « observatoire » chargé de conseiller le gouvernement. 

S’il se dit prêt à diminuer les seuils au besoin, le député péquiste veut éviter de tomber dans une « enchère à l’envers, où c’est celui qui met les seuils les plus bas qui fait le plus parler de lui ».