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Journaliste de TVA enlacée: une «preuve d’amour» et non une agression envers la journaliste

Jean-Guillaume Tremblay
Photo Jean-François Desgagnés Jean-Guillaume Tremblay

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JONQUIÈRE | Le second individu qui a enlacé contre son gré une journaliste de TVA lors d’une manifestation antimasque à Québec se dit « désolé qu’elle ait reçu cette preuve d’amour là comme une agression ».

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Dimanche, Jean-Guillaume Tremblay et Jean-François Mongrain se sont approchés de la journaliste Kariane Bourassa pour lui faire une accolade contre son gré. 

Rencontré sur son lieu de travail, dans le secteur de Jonquière, à Saguenay, hier, M. Tremblay n’a pas souhaité faire comme l’autre homme et présenter ses excuses.

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« Ce sont mes avocats qui vont éclaircir ça. Parce que, consentir à ça, ça va se faire de manière très éclairée et je me considère pas encore assez éclairé », a-t-il indiqué, lui qui n’était alors pas au courant qu’une plainte avait été formellement déposée contre lui à la police de Québec.

Interrogé sur les raisons qui l’ont amené à poser ce geste lors de la manifestation, M. Tremblay s’est fait avare de détails. Il a cependant soutenu que c’était un geste « d’amour » et non d’agression.

« J’aurais vraiment aimé pouvoir vous éclairer, mais dans l’immédiat, ça se trouve à être quelque chose de vraiment ambigu, de rapporter la vérité », s’est-il contenté de dire.

Il en a contre des médias

L’homme en a visiblement contre la majorité des médias qui – lors de la couverture de la manifestation – ont omis, selon lui, « de spécifier que c’était contre le port du masque obligatoire ».  

« Les gens qui ont organisé le rassemblement, ils voulaient vraiment avoir une belle visibilité. Et la raison pour laquelle il n’y a pas eu de point de presse, officiellement, c’est que la confiance est brimée (sic) avec les journalistes », précise-t-il.

M. Tremblay, qui est un ancien combattant, affirme vouloir faire une sortie de presse prochainement et compte bien se défendre. « On porte l’uniforme, on représente les Canadiens. Il y en a qui font des erreurs, mais dans ce cas-ci, je ne souhaite pas laisser place à aucune erreur. C’est important pour moi », fait-il valoir.

Il a été membre des Forces armées canadiennes de 2001 à 2006 et a notamment été déployé en Bosnie.

Gestes « Inexcusables »

Sylvain Chartrand, directeur du Groupe de défense des intérêts des Anciens Combattants, soutient que ces gestes « sont inexcusables ».

« Mais ce qui est encore plus troublant, c’est que les Forces armées canadiennes font des efforts pour les problématiques d’inconduite et d’agressions sexuelles. Ce sont des gestes inacceptables », fait valoir M. Chartrand.