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La Commission des droits dénonce les «effets pervers» du programme de travailleurs étrangers

L'organisme estime que la COVID-19 a exacerbé la vulnérabilité de ces travailleurs

La Commission des droits dénonce les «effets pervers» du programme de travailleurs étrangers
Photo d'archives, Simon Clark

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La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse dénonce les « effets pervers » du programme des travailleurs étrangers temporaires sur nos fermes. 

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« Nous vivons présentement les effets pervers des conditions du programme des travailleurs étrangers temporaires, dont les permis de travail fermés et la grande difficulté de changer d’employeur », a dénoncé son président, Philippe-André Tessier. 

Mi-juillet, Le Journal rapportait les témoignages recueillis par un organisme auprès de travailleurs agricoles étrangers. Ils accusaient certains fermiers de leur facturer des frais d’hôtel et de repas déjà remboursables par Ottawa.

« Des Guatémaltèques se sont fait enlever 60 $ de leur chèque de paye pour leur hébergement, mais le pire, c’est que certains ont dû payer plus de 200 $ pour leur nourriture. [...] », avait déploré Michel Pilon du Réseau d’aide aux travailleuses et travailleurs migrants agricoles du Québec.

Cas inquiétants

Selon la Commission, les cas rapportés de travailleurs contraints de rester sur la ferme ou dans le logement en dehors de leurs heures de travail en raison de la COVID-19 sont tout aussi inquiétants. 

« Les travailleuses et travailleurs qui vivent une situation d’abus ont énormément de difficulté à exercer leurs recours en raison des risques d’être retournés dans leur pays d’origine par leur employeur », a poursuivi M. Tessier. 

Il souligne que les travailleurs étrangers temporaires ont droit à l’égalité et à des conditions de travail justes et raisonnables, qui respectent leur santé, leur sécurité et leur intégrité physique. 

Emploi et Développement social Canada a indiqué au Journal qu’aucune ferme québécoise n’avait écopé encore de l’amende d’un million $ prévue dans la loi pour le non-respect des consignes sanitaires.