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La dépendance à l’autre ça se soigne

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Je voudrais ajouter mon grain de sel à la réponse donnée à une dame de 75 ans pour la réveiller sur le fait que son mari, par ses agissements et les contraintes qu’il lui impose, nie l’égalité des sexes.

Elle devrait réaliser que si son mari lui refuse le droit de visiter ou de recevoir ses enfants et petits-enfants, c’est parce qu’il est jaloux de la bonne relation qu’elle a avec eux, alors que lui a complètement raté la sienne avec son fils.

Comment se fait-il que rendue à 75 ans, elle ait encore besoin de l’approbation de son mari pour poser un geste ? C’est certain que quand on vit avec quelqu’un il faut tenir compte de son opinion. Mais ça ne l’autorise pas, lui, à la manipuler, pas plus qu’elle, à se laisser manipuler.

Si demain était la dernière journée de vie de cette dame, attendrait-elle l’autorisation de son mari pour voir les êtres chers que sont ses enfants et petits-enfants, ceux qui lui tiennent le plus à cœur sur terre ? 

Je vais vous raconter un fait vécu il y a quelques années. J’étais allée voir un spectacle à la Place des Arts et, à l’intermission, je suis restée assise à ma place et j’avais pris mon livre pour lire. La personne assise à côté de moi m’a demandé si j’étais seule. J’ai répondu oui puisque c’était le cas. Elle m’a alors demandé comment il se faisait que j’allais au spectacle seule, et ma réponse fut « Si j’étais veuve, il faudrait que je reste chez moi parce que personne ne veut ou ne peut m’accompagner pour une activité ? » Ça lui a cloué le bec.

Il est grandement temps que cette dame devienne indépendante. Il lui reste de belles années à vivre, et à notre âge (72 ans), il est plus que temps qu’elle fasse ce dont elle a envie, ce qui lui plaît le plus. Ce n’est pas quand elle mangera les pissenlits par la racine qu’il sera temps de dire ; « J’aurais donc dû ! » Qu’elle vive donc sa vie avant de quitter cette terre, car personne ne pourra la vivre à sa place. 

L.R. Pattin

La liberté, ça se gagne, et quand on ne fait rien pour préserver la sienne, on reste enfermé dans son malheur. Bien sûr que cette femme mérite la sienne. Mais comme elle préfère se soumettre aux diktats de son mari, elle doit malheureusement vivre avec son choix.