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Grand Prix de Grande-Bretagne: Lance Stroll est le plus rapide à Silverstone

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Photo AFP Lance Stroll

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Lance Stroll ne s’est pas laissé distraire par les mésaventures de son coéquipier Sergio Perez, vendredi, à l’occasion des essais libres du Grand Prix de Formule 1 de Grande-Bretagne, signant le meilleur chrono de la journée à bord de sa Racing Point.

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Le Québécois a parcouru le circuit de Silverstone en 1 min 27,274 s lors de la deuxième séance du jour, une performance inégalée par ses adversaires.

Il avait précédemment roulé en 1:28,004 en matinée, ce qui lui a conféré le troisième temps de la séance. Il n’avait alors accusé qu'un retard de 108 millièmes de seconde sur Lewis Hamilton (Mercedes), chaussé des mêmes gommes médiums, n’étant devancé que par Max Verstappen (Red Bull), en pneus tendres.

Stroll est bien satisfait de sa journée de travail, que ce soit lors de ses tours rapides ou plutôt lors de ses longs relais pour évaluer le rythme de course.

«La journée a été positive et c’est agréable d’être au sommet de la feuille de temps, a commenté Stroll, dans un communiqué de l’équipe. La voiture était forte autant dans les relais courts que pendant les plus longs, alors c’est prometteur pour nous.»

«Nous savions que le circuit de Silverstone pouvait convenir à notre voiture et il semble que nous ayons une bonne chance d’avoir beaucoup de points cette fin de semaine. Mais ce sont les qualifications et la course qui comptent vraiment!»

Dans les rails

Le pilote thaïlandais Alexander Albon (Red Bull) a terminé deuxième en vertu d’un chrono de 1:27,364. Il n’a toutefois pas terminé la séance puisqu’il a ensuite durement percuté la barrière de métal après avoir perdu le contrôle de sa monoplace.

Derrière lui, le Monégasque Charles Leclerc (1:27,570) est parvenu à hisser sa Ferrari au quatrième rang, entre les deux voitures de Mercedes. Le Finlandais Valtteri Bottas (1:27,431) figure au troisième échelon, tandis que Hamilton (1:27,581), à la recherche d’une septième victoire devant ses partisans, a conclu la journée en cinquième position.

Après avoir été privé de temps de piste en matinée, l’Allemand Sebastian Vettel a dû se contenter du 18e temps du jour. Ferrari avait détecté un ennui avec son système de refroidissement, puis un pédalier mal installé l'a également forcé à écourter sa deuxième séance.

Stroll tentera de poursuivre dans cette veine samedi lors des qualifications. Au Grand Prix de Hongrie, il y a deux semaines, il s’était qualifié troisième avant de conclure l’épreuve quatrième. Il est actuellement huitième au classement, avec 18 points.

Nico Hulkenberg n’a pas perdu la main

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Photo AFP

Acceptant à moins de 24 heures d’avis de remplacer au pied levé le Mexicain Sergio Perez, atteint de la COVID-19, l’Allemand Nico Hulkenberg s’est plutôt bien tiré d’affaire avec le septième temps le plus rapide de la première journée d’essais libres du Grand Prix de Grande-Bretagne, vendredi.

L’athlète de 32 ans a complété sa boucle la plus rapide en 1 min 27,910 s. Il a, malgré tout, concédé 636 millièmes de seconde à son coéquipier Lance Stroll, qui est toutefois bien plus habitué à conduire la voiture rose.

«Le principal point positif aujourd'hui est que nous avons terminé notre programme et que j'ai bouclé de nombreux tours, a dit celui que l’on surnomme "Hulk", quelques minutes après la deuxième séance d’essais, selon un communiqué de Racing Point. C’était un saut dans l’inconnu, mais j'ai pu voir le potentiel de la voiture – même si j'ai l'impression que j'aurais pu tirer davantage des pneus tendres.»

De justesse

Hulkenberg n’a pas trouvé de baquet pour la saison actuelle après avoir été chassé de chez Renault par Esteban Ocon au terme de la dernière campagne. Il est par ailleurs l’actuel détenteur d’un malheureux record de la F1 avec 179 courses sans podium.

Puis, alors que plusieurs croyaient que sa carrière en Formule 1 était terminée, il aura l’occasion, au moins pour deux courses de plus, de mettre un terme à cette vilaine séquence à bord d’une voiture très compétitive.

Pourtant, il n’aurait suffi que de quelques heures de plus pour que ce rappel surprise ne se concrétise pas.

«Ç’a été 24 heures très spéciales, a confessé Hulkenberg. À 16h30 [jeudi], j’ai reçu un appel d’Otmar [Szafnauer, le directeur de Racing Point], puis j’ai sauté dans l’avion. Je suis arrivé à l’usine et j’ai préparé mon siège à 2h du matin. Puis, je suis allé dans le simulateur à 8h ce matin pour me préparer.»

«Je tiens à remercier l'équipe pour son travail incroyable pour me faire monter dans la voiture aujourd'hui, et la Fédération internationale de l'automobile (FIA) pour son aide avec la superlicence», a ajouté celui qui a déjà piloté pour l’organisation en 2012, puis de 2014 à 2016, lorsqu’elle se nommait Force India.