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Âmes sensibles s’abstenir

Random Acts of Violence
Photo courtoisie, Elevation Pictures

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Déjà bien connu des fans de comédie, Jay Baruchel risque aujourd’hui d’attirer l’attention de bien des amateurs d’horreur avec Random Acts of Violence, un film brutal, viscéral et franchement sanglant. 

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On avoue avoir été surpris de voir le nom de Jay Baruchel associé à Random Acts of Violence, un film d’épouvante prenant l’affiche ce week-end. Pourtant, c’est une belle surprise qu’il nous livre aujourd’hui, le réalisateur ayant su transposer tout son talent – et son front – dans un nouveau genre. 

Pour cette première incursion dans le monde de l’épouvante, le Canadien met en scène un duo de créateurs de bandes dessinées en manque d’inspiration pour le dernier chapitre de leur saga Slasherman

Mais lors d’un road trip censé titiller leur fibre créative, une chaîne d’événements macabres et troublants les porte à croire que le sordide meurtrier de leurs bandes dessinées a quitté les pages pour poursuivre son carnage dans la réalité. 

Très violent

Le résultat est... violent. Très violent même, au point où il risque de secouer les estomacs plus fragiles, certes, mais également certains des cinéphiles plus aguerris. Le sang coule à flots, et les meurtres sont détaillés avec une insistance troublante par moments. Sur ce plan, on ne peut qu’admirer le jusqu’au-boutisme de Jay Baruchel, qui livre ici une œuvre sans compromis, dont la brutalité n’est pas sans rappeler les classiques à la The Texas Chainsaw Massacre.

Pourtant, on ne peut s’empêcher de penser que Random Acts of Violence ressemble davantage à une ébauche de ce qui aurait pu être un grand film. Oui, le récit est intéressant. Les acteurs ? Ils s’en tirent très bien. Quant au vilain Slasherman, il risque de hanter les cauchemars de bien des cinéphiles. 

Manque de finesse

Mais il manque une certaine finesse, un raffinement ou encore une plus grande précision qui aurait pu élever ce Random Acts of Violence au même rang que les films incroyablement percutants de la trempe de The Last House on the Left

Est-ce que Random Acts of Violence permettra à Jay Baruchel de réaliser son rêve, soit de « foutre la trouille à Stephen King » ? Probablement pas. Mais il fait foi d’un talent certain du réalisateur qui, assurément, nous réserve de bonnes frousses dans les années à venir.  

  • Random Acts of Violence (3/5)  

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