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L’incertitude demeure malgré tout

Les joueurs en attente d’une reprise des activités de la LAH ont accueilli avec prudence la date du 4 décembre

Vitrine des recrues
Photo Martin Chevalier Rafaël Harvey-Pinard (photographié ici lors d’un match entre les recrues des Sénateurs et celles du Canadien en septembre 2019) a hâte d’enfiler le chandail du Rocket de Laval avant sa venue dans le grand club.

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Plongés dans l’incertitude depuis le début de la pandémie, les hockeyeurs québécois sous contrat dans les ligues professionnelles mineures aperçoivent enfin la lumière au bout du tunnel à la suite de l’annonce de la Ligue américaine (LAH) de redémarrer ses activités le 4 décembre prochain. 

Contrairement aux joueurs réguliers de la LNH et à ceux qui ont été invités à participer au camp d’entraînement de la relance, il y a un immense contingent de joueurs des circuits mineurs qui n’ont pas sauté sur la glace dans un environnement compétitif depuis la mi-mars.

C’est le cas de l’attaquant Samuel Asselin, qui détient un contrat avec les Bruins de Providence, le club-école des Bruins. Heureux qu’une date ait été anticipée, il modère néanmoins son optimisme.

« Il va falloir se rapporter avant. Est-ce qu’on va s’entraîner là-bas et est-ce qu’ils vont nous faire venir juste pour le minimum [des activités du camp] avec ce qui se passe ? Il reste beaucoup d’incertitude », a-t-il mentionné en entrevue téléphonique avec Le Journal.

Prudence dans la préparation

Asselin a passé la majeure partie de sa première saison professionnelle dans la ECHL, troisième niveau en importance du hockey nord-américain, récoltant 26 buts et 52 points en 53 matchs avec Atlanta. Il a été promu pour cinq rencontres avec Providence.

Les dirigeants du club-école des Bruins ont déjà averti leurs protégés de contenir leur ardeur à l’entraînement pour éviter de tomber en état de fatigue avant même qu’ils ne posent les patins sur la glace avec leurs coéquipiers. Les détails entourant le déroulement du calendrier seront dévoilés plus tard. 

« De commencer en décembre, ça signifie qu’on va voir beaucoup de hockey en peu de temps pour les deux-trois prochaines saisons. Ils nous ont dit de relaxer [les séances] sur la glace ou dans le gym. Ils ne veulent pas de surentraînement.

« On aime tous l’été pour se renforcer au gym et soigner de petits bobos, mais on veut jouer des matchs de hockey. Au bout de quatre à cinq mois [sans jouer], j’imagine que la tête sera un peu plus fatiguée », a soutenu le gagnant de la coupe Memorial avec Acadie-Bathurst en 2018. 

Harvey-Pinard impatient

L’agent Dominic Deblois n’a pas caché que cette nouvelle tombait à point alors que la majorité de ses clients s’entraînent depuis des mois sans échéancier.

« Pour les joueurs qui ont des contrats à un volet [de la LAH], cette date leur donne quelque chose de tangible. Il y a la préparation physique, mais on est rendus au mois d’août, les gars s’entraînent et ça leur permet de mieux gérer ce volet dans leur préparation », a-t-il confié tout en demeurant prudent sur cette date avancée puisque les activités de la LAH sont reliées à celles de la LNH, qui vise pour sa part amorcer sa saison 2020-2021 autour du 1er décembre.

À l’approche de vivre ses premiers moments officiels chez les professionnels avec le Rocket de Laval, Rafaël Harvey-
Pinard a partagé un discours semblable au joueur de L’Assomption. Depuis son Saguenay natal, Harvey-Pinard rongeait son frein en attente de bonnes nouvelles. 

« J’étais vraiment dans le néant. C’est la première nouvelle officielle qu’on a depuis que c’est commencé [la pandémie]. C’est un soulagement et on a une meilleure idée de ce qui s’en vient, mais on ne sait pas ce qui peut se passer. On va essayer de voir ça du côté optimiste », a convenu l’espoir du Canadien dont le stage junior a pris fin prématurément en mars dernier.

Contrairement à la LNH, la Ligue américaine ne peut se permettre de jouer des matchs sans spectateurs puisque les revenus télévisuels ne sont pas au rendez-vous. Et avec 27 équipes aux États-Unis où l’épidémie ne ralentit pas une seconde, on voit mal comment des partisans s’entasseront par milliers dans les amphithéâtres dans quatre mois.