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Menaces électorales

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Alors que le gouvernement de Justin Trudeau s’enlise dans la tourmente de ce qu’il est convenu d’appeler « l’affaire UNIS », les partis d’opposition bombent le torse et menacent de forcer le déclenchement des élections.

On se demande si eux-mêmes y croient tant la perspective est farfelue.

D’autres chats à fouetter

Plusieurs facteurs militent en faveur du maintien du gouvernement minoritaire libéral à Ottawa.

D’une part, les Canadiens se dirigent vers l’une des pires crises économiques de l’histoire du pays. La pandémie de COVID-19 qui déstabilise les marchés partout dans le monde est loin d’être terminée et les conséquences pour les ménages n’en sont qu’à leurs balbutiements.

D’autre part, les oppositions seraient en bien mauvaise position si elles devaient entamer une élection dans les prochaines semaines. 

Le Bloc québécois a le vent dans les voiles, mais à lui seul, il ne peut faire ou défaire le gouvernement. De son côté, le NPD compte son petit change et ne pourrait pas se permettre une campagne digne de ce nom tandis que les conservateurs accueilleront un nouveau chef d’ici la fin du mois. 

La vraie crise

En brandissant la menace d’une élection, les oppositions, menées par le Bloc, prouvent surtout leur déconnexion de la situation des ménages canadiens.

« L’affaire UNIS » n’est pas anodine (le gouvernement Trudeau n’en est pas à ses premiers aveuglements éthiques), mais elle vient distraire les élus de la crise économique et sociale qui ne fait que s’amplifier.

Les entreprises sont nombreuses à plier les genoux et ce n’est qu’une question de temps avant que cela ne se traduise en chômage chronique et en faillites personnelles. 

L’endettement des ménages canadiens est extrêmement élevé et les mesures temporaires visant à reporter les paiements ont ceci de sournois qu’elles ne font que déplacer le problème à l’automne. 

Dans ces circonstances, pensez-vous vraiment qu’une campagne se dessine à l’horizon ?