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Minnesota met fin au conte de fées des Quakes de San José

Les vainqueurs affronteront l’Orlando City SC en demi-finale jeudi

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Le Minnesota United FC a marqué deux buts en l’espace de 90 secondes en première demie en route vers une victoire de 4 à 1 sur les Earthquakes de San Jose, s’assurant du même coup une place en demi-finale du tournoi de reprise de la MLS.

Les Quakes ont amorcé la seconde demie avec le couteau entre les dents dans l’espoir de remonter la pente.

La révision vidéo est allée en leur faveur quand on a constaté une main accidentelle de Jacori Hayes à la 48e minute, Magnus Erikkson réduisant l’écart de moitié sur le tir de pénalité deux minutes plus tard.

Déstabilisé, le Minnesota a vacillé, mais a repris ses esprits quand Luis Amarilla a reçu un ballon en milieu de terrain et a détalé pour aller battre Daniel Vega seulement six minutes plus tard pour ramener l’écart à deux buts. 

Marlon Hairston a ajouté à la marque à la 86e.

Insistant

Le Minnesota a dominé le début du match en se montrant insistant autour du filet de Daniel Vega, qui s’est blessé en entrant en contact avec Michael Boxall, mais il est resté dans le match.

L’histoire ne dit pas s’il a gardé un inconfort à la suite de sa blessure, mais le pauvre Vega a subi deux assauts rapprochés quand les Loons ont marqué à deux reprises en moins de deux minutes.

Ils ont ouvert la marque à la suite d’un coup de pied de coin quand Robin Lod n’a eu qu’à pousser la balle dans le filet après une tête qui venait dans sa direction à la 20e minute.

Puis Jacori Hayes a sauté sur un ballon libre après un retour accordé par Vega pour marquer à la 22e. Sur cette séquence, Vega ne semblait être complètement à l’aise. 

Le Minnesota affrontera l’Orlando City SC en demi-finale, jeudi prochain. L’entraîneur-chef du Minnesota, Adrian Heath, retrouvera son ancienne équipe puisqu’il a été le premier entraîneur de l’histoire d’Orlando dans la MLS.

Tête haute

Malgré la défaite, les Quakes peuvent repartir d’Orlando la tête haute puisqu’ils ont surpris tout le monde pendant trois semaines.

Ils ont certes eu beaucoup de mal à contrer le Minnesota qui s’est montré méthodique défensivement tout en étant dynamique en attaque, un côté de cette équipe que l’on connaît moins.

D’ailleurs, les Loons n’ont toujours pas perdu depuis le début de l’année 2020.

Quant aux Quakes, personne ne s’attendait à les voir terminer en tête de leur groupe.

On retiendra surtout le style de jeu très excitant préconisé par Matias Almeyda qui propose un foot très dynamique où la pression sur l’adversaire est constante.

C’est le genre de soccer qui est très intéressant à regarder pour les amateurs qui ont toujours droit à un spectacle sur le plan offensif.

En touche

La fatigue a gêné LAFC

L’entraîneur du Los Angeles FC, Bob Bradley, a été très direct en expliquant la défaite de son équipe et a parlé de la fatigue qui a affecté ses joueurs.

Le Noir et Or a attendu une heure avant d’obtenir un premier tir. Il a souffert d’une période de repos de seulement quatre jours entre le premier match éliminatoire et le quart de finale de vendredi soir.

« Je pense qu’on a pu voir dès le début du match que nous n’étions pas à notre meilleur. Ce sont beaucoup de parties en peu de temps. À la mi-temps, on a parlé d’élever le niveau un peu, ce qu’on a fait, mais ce n’était certainement pas notre meilleur football. »


La renaissance de Wright-Phillips

On ne sait pas si on peut parler de renaissance, mais Bradley Wright-Phillips a su saisir la chance qui s’est offerte à lui quand Bob Bradley lui a demandé de prendre la relève de Carlos Vela, resté à Los Angeles avec son épouse enceinte.

Wright-Phillips a connu quelques belles années avec les Red Bulls de New York, avec qui il a marqué 111 buts en 198 matchs sur une période de sept saisons. 

Mais l’an passé, il est devenu remplaçant.

Et à 35 ans, c’est comme joueur de profondeur que le LAFC l’a embauché. 

Mais l’absence de Vela a changé la donne et Wright-Phillips a été l’homme de confiance à l’attaque. 

Il a prouvé qu’il avait encore le sens du but puisqu’il en a inscrit quatre en cinq rencontres à Orlando. C’est ce qu’on appelle avoir beaucoup de profondeur.


Comme un championnat

Si on se fie aux images du vestiaire de l’Orlando City SC qui ont circulé après la victoire contre le Los Angeles FC, vendredi, c’était un peu comme si les Floridiens venaient de remporter un championnat.

Les partisans n’étaient pas en reste. 

Ils ont eux aussi fait la fête dans un stationnement où ils avaient regardé le match en plein air.

Il faut dire que toutes les raisons sont bonnes de célébrer pour les Lions et leurs fans puisqu’ils n’ont encore jamais participé aux séries éliminatoires, eux qui en sont à leur sixième saison dans la MLS. 

Qui plus est, ils étaient loin d’être les favoris et peu d’observateurs les voyaient aller aussi loin.


Torrent au Brésil

L’ancien entraîneur-chef du New York City FC Domènec Torrent vient d’être embauché par le légendaire club brésilien Flamengo. 

L’Espagnol de 58 ans a signé une entente valide jusqu’au 31 décembre 2021.

Torrent est allé à l’école de Pep Guardiola dont il a été l’adjoint au FC Barcelone, au Bayern Munich et à Manchester City.

C’est d’ailleurs par la filière du City, qui est propriétaire à 50 % du NYCFC, que Torrent s’est retrouvé à New York. Il a dirigé les Cityzens pendant un peu plus d’une saison, soit de juin 2018 à novembre 2019. 

Il est parti malgré une saison record de 64 points en 2019.