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Vacances de la construction: les régions grandes gagnantes

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Si les vacanciers ont plutôt délaissé les grands centres urbains pendant les vacances de la construction, les régions plus éloignées, elles, ont fait des affaires en or.

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Les Québécois ont entendu l’appel du gouvernement Legault et ont choisi d’explorer leur province pendant leur congé estival. 

En Gaspésie et au Saguenay–Lac-Saint-Jean, notamment, plusieurs lieux d’hébergement affichaient complet pendant les deux semaines les plus achalandées de l’été. 

Du camping aux hôtels, en passant par les bed and breakfast, il était difficile de trouver un endroit où loger pour ceux qui n’avaient pas déjà réservé. 

Fuir la ville   

Pour le milieu hôtelier de Montréal et Québec, la situation était loin d’être aussi rose. 

Dans la métropole, le taux d’occupation des hôtels était d’environ 20%. Du côté de Québec, il se situait à environ 15%. 

Il s’agit d’un triste record pour les deux villes, qui vivent habituellement, pendant les deux semaines de la construction, une de leur périodes les plus occupées de l’année. 

«Triste, c'est le mot, pour décrire l'industrie touristique. Le Vieux-Montréal n’est pas pareil. Ce serait ça la meilleure manière que je peux le décrire», a admis un commerçant rencontré dans le Vieux-Port. 

Les commerçants, à bout de souffle, tentent tant bien que mal de survivre. 

«Il n'y a pas beaucoup d'achalandage dans le Vieux-Port. Il n'y a pas beaucoup d'achalandage dans le centre-ville. C'est pas mal difficile. Ça fait depuis mai que j'ai rouvert. J'ai fermé pendant 7-8 semaines, et maintenant, je suis ici, seul. J'ai deux employés qui sont sur la PCU. Peu à peu, j'essaie de les faire travailler une journée par semaine pour que je puisse, moi aussi, prendre un peu de temps pour moi», raconte un autre propriétaire de commerce du Vieux-Montréal.