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Brittany Kennell rentre au bercail

Brittany Kennell / crédit lindsay kennell
Photo courtoisie, Lindsay Kennell

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Après avoir vécu sept ans à Nashville et tenté d’y trouver sa place au soleil – elle s’est même rendue à The Voice dans l’équipe Blake Shelton –, Brittany Kennell rentre à la maison. Ramenée au bercail par une rupture amoureuse, c’est maintenant ici qu’elle fera décoller sa carrière. Et elle attire déjà l’attention sur la scène canadienne. 

L’auteure-compositrice-interprète de 31 ans s’est exilée aux États-Unis il y a dix ans. Après avoir étudié au Berklee College of Music, à Boston, elle a habité la Mecque du country durant sept ans.

Durant ce temps, Brittany Kennell a mis sa plume au service de beaucoup d’artistes, tout en tentant de trouver sa propre identité musicale. Elle avoue avoir eu du mal à le faire, partagée entre sa créativité et ce qu’elle croyait devoir faire pour percer. 

«C’était difficile, parce qu’il y a beaucoup de monde qui veut une carrière là-bas, confie-t-elle à l’autre bout du fil. Des fois, tu penses que tu dois faire telle ou telle chose parce que ç’a fonctionné avec un autre artiste. Ce n’est pas le cas. Ç’a pris du temps à trouver des chansons qui marchent pour moi.»

En 2016, Brittany Kennell fut la première Canadienne à fouler le plateau de The Voice aux États-Unis. Dans l’équipe Blake Shelton, elle se rend jusqu’aux Chants de bataille et peut compter sur Miley Cyrus comme mentor.  

«Jusqu’à The Voice, j’écrivais pour les autres, dit-elle. Et ce moment-là m’a donné le courage de faire ma propre carrière au lieu d’être seulement une compositrice. J’ai découvert que j’aimais beaucoup la scène.»

Ce qu’elle retient de son aventure? Le soutien des Québécois, ce qui l’a en partie convaincue de lancer sa carrière ici. 

Mais c’est aussi une rupture amoureuse difficile qui l’a ramenée auprès des siens l’an dernier, à Montréal. «Je pensais rester juste quelques mois», confie-t-elle. 

Deux extraits prometteurs

Britanny Kennell convient que les ressources ne sont pas les mêmes au Québec qu’à Nashville en ce qui concerne le new country. Néanmoins, elle a trouvé une bonne équipe avec qui travailler, la même que Matt Lang. 

Si le country traditionnel fait partie de nos racines, le new country, très populaire aux États-Unis, commence à peine à faire des petits chez nous. Bien que Matt Lang connaisse un succès fulgurant, les artistes québécois qui se consacrent au new country sont encore très peu nombreux.  

«Je pense que j’arrive dans le bon moment, croit-elle, et je veux vraiment faire le pont entre la scène québécoise et celle de Nashville. Et ici, j’ai découvert toute une scène de country traditionnelle que je ne connaissais pas.»

Sa rupture lui a inspiré un premier extrait lancé en février, Eat Drink Remarry. Puis elle vient tout juste de lancer You Don’t Get Me Stoned, un mélange de country et de rock vintage, où l’influence des Miranda Lambert et Sheryl Crow est flagrante. 

Avec sa voix taillée pour le country, elle attire l’attention sur la scène canadienne. Elle est la seule Québécoise à faire partie des huit semi-finalistes du concours Top of the Country, de SiriusXM, remporté l’an dernier par... Matt Lang. 

Brittany Kennell retournera à l’occasion à Nashville pour travailler sur ses chansons. Son premier EP devrait paraître l’automne prochain. 


Brittany Kennell sera en prestation le 12 septembre prochain à 21 h dans le cadre de la programmation virtuelle du Festival Western de Saint-Tite.