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COVID-19: peut-être jamais de solution miracle contre la pandémie

L’OMS dit aux populations de continuer à pratiquer les gestes de prévention

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Parce que la recherche d’un vaccin est un parcours exigeant et incertain, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a sans douter cherché à tempérer les attentes en déclarant, lundi, qu’il n’y aurait peut-être jamais de solution miracle contre la pandémie de COVID-19, analyse un spécialiste québécois.

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« Il n’y a pas de panacée et il n’y en aura peut-être jamais », a affirmé le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, au cours d’une conférence de presse.

« Les essais cliniques nous donnent de l’espoir. Cela ne veut pas nécessairement dire que nous aurons un vaccin » efficace, notamment sur la durée, a-t-il dit.

C’est pourquoi, a-t-il insisté, les populations doivent continuer à pratiquer les gestes de prévention comme la distance physique, le port du masque et l’hygiène.

De leur côté, les dirigeants doivent « tester, isoler et traiter les patients, rechercher et mettre en quarantaine leurs contacts », même « quand c’est sous contrôle ».

Le responsable de l’agence onusienne s’est inquiété que « plusieurs pays qui semblaient avoir passé le plus dur connaiss[aient] de nouvelles flambées ».

Pas de certitude

L’OMS « penche toujours du côté de la prudence », analyse le vice-doyen à la recherche et au développement à la faculté de médecine de l’Université de Montréal, Christian Baron.

Selon lui, l’organisation internationale a sans douter voulu « mettre des bémols », car « on ne peut pas avoir une certitude que tel vaccin va arriver et qu’il va arriver très rapidement ».

Il y a à présent 165 vaccins candidats à l’étude autour du globe, dont six ont entamé ou sont autorisés à commencer les essais de phase 3 sur les humains, dont les résultats ne sont pas encore connus.

Ce qui n’empêche pas le gouvernement américain de faire miroiter la disponibilité d’un vaccin au tournant de la prochaine année.

En attente de réponses

Or, bien que tout cela soit encourageant, et malgré les efforts titanesques en place, personne ne peut encore garantir l’efficacité des vaccins en développement, même les plus avancés, nuance M. Baron.

Le cas échéant, leur degré d’efficacité n’est pas connu non plus, tout comme la période durant laquelle ils pourraient nous protéger.

« Ce sont seulement les études de niveau 3 qui vont nous donner des réponses à ce sujet là », insiste M. Baron.

Les espoirs reposent pour l’instant sur des essais concluants sur les animaux et des études de phases 1 et 2 concernant la création d’anticorps chez de petits groupes d’humains, notamment.

De son côté, M. Baron ne veut pas prédire quand un premier vaccin anti-COVID-19 pourrait être offert, mais il est « assez optimiste » qu’un vaccin soit découvert éventuellement.

— Avec la collaboration de l’AFP