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IMV reçoit 4,75 M$ pour le développement de son vaccin anti-COVID-19

IMV reçoit 4,75 M$ pour le développement de son vaccin anti-COVID-19
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La société biopharmaceutique canadienne IMV pourra compter sur un appui financier gouvernemental et de l’industrie totalisant 4,75 M$ pour poursuivre le développement de son vaccin expérimental contre le nouveau coronavirus, a-t-elle annoncé mercredi.

L’entreprise basée en Nouvelle-Écosse, mais qui a également des bureaux à Québec, indique que cet appui était incontournable pour permettre la réalisation d’un essai clinique de phase 1 sur les humains.

Ce financement, qui provient notamment de programmes de soutien à la recherche et à l’innovation, aidera aussi la firme à mettre à l’échelle sa capacité de fabrication, en vue d’une éventuelle production commerciale.  

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« C’est la reconnaissance de la valeur et du potentiel du travail que l’on est en train de faire », indique Frédéric Ors, chef de la direction d’IMV. 

Les bailleurs de fonds sont le Conseil national de recherches du Canada, l’Agence de promotion économique du Canada atlantique et l’organisme Fabrication de Prochaine Génération Canada.

Anticorps durables

Le vaccin candidat, qui porte le nom de DPX-COVID-19, repose sur des études préliminaires qui ont permis d’identifier quatre faiblesses du coronavirus SARS-CoV-2 à l’origine de la pandémie.

En ciblant des parties cruciales du coronavirus, sans lesquelles celui-ci ne peut infecter les cellules humaines, IMV espère que son vaccin pourra générer des anticorps efficaces et durables, ce qu’elle entend vérifier lors des prochaines étapes de développement.

Et, comme il repose sur des ingrédients synthétiques, qui ne nécessitent pas un procédé de fabrication spécialisé, la biopharmaceutique pense que son vaccin pourrait être produit rapidement et à très grande échelle, selon la demande.

IMV n’attend maintenant plus qu’un dernier feu vert de Santé Canada pour débuter son premier essai clinique sur les humains, qui pourrait donc être mis en marche d’ici «quelques semaines» à Montréal et Halifax avec la contribution de 84 volontaires.

Des résultats cet automne

L’entreprise s’appuie sur son expertise dans le développement d’immunothérapies du cancer, qui l’ont amené à développer des technologies capables de stimuler le système immunitaire affaibli de personnes âgées, ce qui lui permettra de recruter dès la première phase des tests des membres de cette population.

Les premiers résultats sont espérés cet automne, après quoi l’entreprise souhaite bénéficier d’une voie accélérée qui permettrait de combiner les deux dernières phases des essais cliniques.

Si ces derniers sont concluants et que les autorités réglementaires donnent leur aval, « on pourrait avoir un vaccin qui serait disponible, peut-être, dans les six premiers mois de 2021 », envisage prudemment M. Ors.