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Agressions sexuelles au Mont d’Youville: action collective autorisée contre les Sœurs de la Charité

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La cour a autorisé une demande d’action collective regroupant maintenant plus de 330 victimes d’agressions sexuelles, physiques et psychologiques commises par 71 personnes qui œuvraient au Mont d’Youville.

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Les agressions reprochées seraient survenues entre 1925 et 1996, soit sur une période de plus de 70 ans. Fait particulier, sur les 71 agresseurs identifiés, 55 seraient des religieuses, des femmes qui œuvraient pour les Sœurs de la Charité.  

Alors que lors de l’audition le nombre de plaignants était de 280, ce nombre continue d’augmenter, de sorte que le recours compte maintenant plus de 330 inscrits.

Ces victimes sont regroupées autour du demandeur principal Denis Leclerc, qui allègue l’existence « d’une culture du silence découlant de directives du Saint-Siège ».

Les Sœurs de la Charité auraient fait le choix de « supporter activement des agresseurs pour éviter tout scandale pouvant ternir leur réputation ».

Deux millions $

Le groupe de victimes demande une somme de 2 M$ en dommages et intérêts ainsi que pour compenser la douleur et la souffrance de ces abus. 

Le Mont d’Youville était un orphelinat situé à Beauport. 

Malgré certaines imprécisions et incohérences retenues dans les allégations contre les Sœurs de la Charité, le juge Étienne Parent de la Cour supérieure estime que « l’ensemble des allégations de la demande justifie son autorisation ».

C’est donc dire que le recours, maintenant autorisé, passe à une autre étape, celle du procès. 

En plus des 55 religieuses, des laïcs sont au nombre des « abuseurs ». En 2010, John-Anthony O’Reilly avait été condamné à deux ans pour des agressions contre cinq pensionnaires du Mont d’Youville.