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Un pas de plus pour le football universitaire

Un pas de plus pour le football universitaire
Photo d'archives, AGENCE QMI

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Une importante étape a été franchie pour la présentation d’une saison régulière dans le circuit de football universitaire québécois cet automne.

Football Québec a dévoilé son protocole de relance pour les parties avec contacts et sans contacts (flag football) qui comprend une série de mesures sanitaires respectant les consignes en vigueur en matière de santé publique. Dans un tel cas, le plan n’a pas à être approuvé par le gouvernement. Les matchs dans les sports collectifs ont été autorisés à redémarrer le 22 juin dernier. 

Ce plan s’appliquera à toutes les équipes qui sauteront sur le terrain au cours des prochaines semaines. 

Distanciation physique de 2 m entre les joueurs sur les lignes de côté, pas de rencontres de capitaines ni de poignées de mains avant et après les parties, ballons distincts pour les équipes en série offensive, aucun spectateur sur le terrain et port du masque en tout temps pour le personnel médical. Ce ne sont que quelques-unes des règles mises en place pour contrer les risques de contagion de la COVID-19.

«On était dans le dilemme, à savoir est-ce qu’on fait rien et on attend? On ne voulait pas que ça devienne le capharnaüm et on a mis des balises minimales [...]. On sait qu’il y a des risques, on ne vit pas dans une bulle. On écoute les nouvelles et on se pose des questions. Force est d’admettre que la bonne affaire est d’encadrer et prendre position plutôt que de laisser nos membres dans le néant», a expliqué le directeur général de Football Québec, Mathieu Joyal, joint par Le Journal

Une bonne nouvelle

Heureux du pas qui a été franchi, les clubs universitaires se gardent toutefois une gêne avant d’annoncer que la prochaine saison chapeautée par le Réseau du sport étudiant du Québec (RSÉQ) est sauvée.

Les équipes ont jusqu’au 31 août pour afficher leurs couleurs, après quoi le circuit sera mieux outillé pour statuer sur le calendrier 2020 qui pourrait débuter dans les semaines suivantes. À Québec, le Rouge et Or espère être de la partie.  

«La bonne nouvelle, c’est que nous ne sommes plus en train de nous dire qu’on ne sait pas si le football sera permis [...]. Il faut se donner le temps et se concerter. Même si quelques universités veulent jouer, serons-nous assez nombreuses pour jouer? La situation [du nombre de cas] est différente d’une région à l’autre, c’est un élément à considérer», réfléchit à voix haute le directeur adjoint du Service des activités sportives (SAS) et coordonnateur du Rouge et Or de l’Université Laval, Jean-Noël Corriveau. 

Aux yeux de la directrice du programme d’excellence des Carabins de Montréal, Manon Simard, il reste encore d’importantes étapes à franchir avant de penser au Championnat de la coupe Dunsmore. 

«Ce n’est pas une décision de sport, mais de santé publique. Il faut voir les protocoles et nos capacités à offrir un environnement sécuritaire. Il y a encore des éléments d’informations à aller chercher», a-t-elle mentionné en entrevue téléphonique.

Les activités intérieures du CEPSUM, qui sert de domicile aux Carabins, ne sont pas encore pleinement opérationnelles en raison du taux d’infection plus élevé dans la région métropolitaine que partout ailleurs au Québec. 

«On est au cœur de l’épicentre et on ne laisse rien à la légère [...]. Nos protocoles pour accueillir d’autres universités seront non négociables. Nous suivrons les recommandations du groupe médical du RSÉQ avec lequel nous travaillons», a précisé Mme Simard.   

Spectateurs limités 

Le nombre de spectateurs permis dans les stades ne sera pas un enjeu, selon Jean-Noël Corriveau, dont l’équipe de football attire en moyenne des foules allant de 10 000 à 12 000 spectateurs. La limite est actuellement de 250 personnes par site. Les clubs sportifs du Rouge et Or devront aussi obtenir la permission de la haute direction pour renouer avec l’action.  

«Des choses peuvent encore évoluer d’ici la mi-septembre, mais le plus important, ce sont les étudiants-athlètes. Ils vont préférer jouer que de ne pas jouer du tout», a-t-il mentionné.