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Une formalité pour Vettel?

Sa venue chez Aston Martin pour la saison 2021 devrait être annoncée sous peu

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Photo d’archives, AFP Tous les indices laissent maintenant croire que l’Allemand Sebastian Vettel sera le nouveau coéquipier du pilote québécois Lance Stroll, l’an prochain, en F1.

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L’écurie Racing Point, qui sera rebaptisée Aston Martin l’an prochain, aurait souhaité confirmer l’embauche de Sebastian Vettel au cours des derniers jours en Angleterre, mais en raison du test positif à la COVID-19 subi par Sergio Pérez la semaine dernière, l’annonce a été remise à plus tard.

C’est du moins ce qu’a rapporté La Gazzetta dello Sport dans son édition de jeudi, en citant des sources fiables.

Selon le très crédible quotidien sportif italien, le quadruple champion du monde signerait un contrat de trois ans avec cette écurie, actuellement connue sous le nom de Racing Point et dirigée par le milliardaire québécois Lawrence Stroll.

Par respect pour le pilote mexicain, qui perdrait ainsi son volant à la fin de la saison, les dirigeants de l’équipe ont choisi de reporter cette confirmation. Mais il semble donc maintenant évident que Vettel sera bel et bien le coéquipier de Lance Stroll la saison prochaine.

La publication avance aussi que les deux parties ont amorcé leurs discussions il y a plus de deux mois. L’écurie Ferrari avait fait savoir, en mai dernier, que les services du pilote allemand de 33 ans n’étaient plus requis en 2021 et qu’il sera remplacé par l’Espagnol Carlos Sainz.

C’est d’ailleurs La Gazzetta dello Sport qui avait annoncé en primeur le divorce de Vettel avec la Scuderia.

Un parcours brouillon

Aston Martin souhaite non seulement faire de Vettel l’un de ses deux pilotes titulaires en F1, mais aussi un ambassadeur pour sa marque de voitures.

Plusieurs observateurs avertis s’interrogent néanmoins sur le recrutement de Vettel, dont l’étoile a pâli au cours des dernières années.

Depuis le début de la présente saison, l’Allemand n’occupe que le 13e rang au classement des pilotes avec une mince récolte de 10 points. 

En quatre départs, son meilleur résultat a été une sixième place en Hongrie. La dernière de ses 53 victoires en F1 remonte à septembre 2019 au Grand Prix de Singapour.

Malgré une voiture en nette régression cette année, son jeune coéquipier Charles Leclerc l’a aussi très mal fait paraître. Le Monégasque a en effet réussi à accéder au podium à deux reprises en 2020.

Une précieuse acquisition

Quant à Sergio Pérez, quatrième pilote le plus expérimenté du plateau actuel en F1, il s’est avéré une précieuse acquisition pour Racing Point.

Le Mexicain de 30 ans est associé à cette organisation depuis 2014, alors qu’elle s’appelait à l’époque Force India. Fiable, il s’est bâti cette solide réputation de terminer régulièrement ses courses et d’amasser des points précieux pour son équipe.

Puis, aspect non négligeable, sa présence en F1 s’accompagne de la participation financière de commanditaires mexicains dont le montant total des contributions est estimé à environ 15 millions de dollars.

Le contrat de Pérez est pourtant valide jusqu’à la fin de la saison 2021, mais une clause permettrait à Racing Point de le résilier moyennant évidemment une compensation monétaire.

Certains médias ont indiqué qu’une fois la date du 31 juillet dépassée, Racing Point ne pouvait plus se dissocier du Mexicain. Ce que l’écurie a toutefois nié.

À la place de Räikkönen ?

Le départ de Pérez ne signifierait pas pour autant qu’il se retrouverait sans volant l’an prochain.

On fait état de sa venue très probable chez Alfa Romeo à la place du vétéran Kimi Räikkönen, qui aura 41 ans en octobre. Sans volant, le Finlandais n’aurait alors d’autre choix que de prendre sa retraite de la F1.

Räikkönen, champion du monde en 2007 au volant d’une Ferrari, n’est qu’à six participations d’égaler le record absolu de 323 départs en F1 que détient le Brésilien Rubens Barrichello.