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Impacts de la pandémie: Cominar revoit à la baisse la valeur de certains centres commerciaux

Impacts de la pandémie: Cominar revoit à la baisse la valeur de certains centres commerciaux
Photo d'archives Stevens Leblanc

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La pandémie aura frappé durement Cominar et ses centres commerciaux. Le fonds de placement immobilier québécois est contraint de diminuer de plus de 300 M$ la valeur de l’ensemble de ses immeubles.

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Vendredi, Cominar a annoncé les résultats financiers pour son deuxième trimestre de 2020. La direction a également fait une mise à jour des impacts de la COVID-19 sur les finances du groupe.   

Entre avril et juin, le fonds a enregistré une perte nette de 318,1 M$ attribuable notamment à la révision de ses actifs. En 2019, pour cette période, le bénéfice net avait atteint 51,5 M$. Par ailleurs, le ratio d'endettement de la société est à la hausse. Il est maintenant de 54,5%. 

«La pandémie de COVID-19 a eu une incidence défavorable importante sur nos résultats financiers», concède dans un communiqué Sylvain Cossette, président et chef de la direction.  

En raison des impacts du virus, Cominar dit avoir ajusté à la baisse de 251,5 M$ la valeur de son portefeuille dans le secteur commercial. Pour les centres commerciaux, la correction a été de 165 M$. 

Cominar possède notamment Place de la Cité, à Québec, le Mail Champlain, à Brossard, et le Centre Rockland, à Montréal. 

46% des loyers commerciaux

Jusqu'à présent, le fonds mentionne avoir perçu approximativement 75% des loyers bruts facturés pour les mois d'avril, mai et juin.  

Ce pourcentage devrait toutefois grimper à 90% grâce aux sommes à recevoir en lien avec l'aide d'urgence du Canada pour le loyer commercial (AUCLC) des deux paliers de gouvernements, précise la direction. 

Sans surprise, c’est la division commerciale qui a été la plus touchée pour les loyers. Cominar a perçu environ 46% des montants des commerçants. Ce pourcentage devrait aussi grimper avec les mesures d’aide financière. 

Par ailleurs, Cominar cherche toujours à vendre certains immeubles. En juin, les édifices détenus en vue d’une vente totalisaient 245,5 M$. Il s’agit principalement d’immeubles de bureaux. Au trimestre précédent, la valeur des immeubles sur le marché était de 24,4 M$. 

«Nous sommes conscients des défis à venir dans le secteur commercial, mais nous demeurons optimistes en ce qui concerne les services essentiels, les détaillants d'articles de nature générale et les autres segments du secteur du commerce de détail qui font preuve d'une grande résilience», conclut M. Cossette.