/news/coronavirus
Navigation

Masque à l'école à partir de 10 ans, dit la Santé publique canadienne

Masque à l'école à partir de 10 ans, dit la Santé publique canadienne
AFP

Coup d'oeil sur cet article

On peut s'attendre à ce que les élèves du secondaire aient à porter un masque à l'école lors du retour en classe si on se fie à la nouvelle recommandation de Santé Canada, qui en suggère même le port à partir de 11 ans.

• À lire aussi - COVID-19: Montréal n'atteindra pas le «zéro cas» de sitôt

• À lire aussi - Tous les développements de la pandémie de COVID-19

La rentrée approche à grands pas, et le ministre de l’Éducation Jean-François Roberge devrait présenter lundi son plan de retour en classe, fortement attendu par les parents et les enseignants aux quatre coins du Québec. Ceux-ci se demandent entre autres si les élèves devront être masqués.

À l’échelle canadienne, les autorités de la Santé publique ont clairement recommandé que les enfants de plus de 10 ans portent un couvre-visage à l’école. «Oui, on recommande le port d’un masque pour les enfants de plus de 10 ans», a mentionné vendredi en point de presse le sous-administrateur en chef de la santé publique, le Dr Howard Njoo.

«Les enfants de plus de 10 ans peuvent être aussi susceptibles que les adultes de transmettre le virus à d'autres personnes», a-t-il précisé.

On peut donc s’attendre à ce que les enfants doivent porter le masque dans les corridors et lors de leurs déplacements dans la classe, mais qu’ils puissent le retirer une fois assis, comme c’est le cas pour les personnes qui fréquentent des salles de cinéma ou de spectacle.

Arruda moins tranché

Le Dr Horacio Arruda a de son côté un avis moins tranché. «On n'a pas d'étude qui va dans un sens précis. C'est tu 10, 11 et demi, 12 ou 13 ans?», a-t-il soulevé vendredi lorsque questionné sur l’âge à partir duquel on devrait rendre obligatoire le port du masque dans les écoles.

«La question du port du masque chez l'enfant est surtout reliée à l'âge et à sa capacité de le porter», a dit le directeur national de santé publique du Québec, en expliquant que les enfants en bas âge peuvent avoir de la difficulté à porter un masque sans jouer avec. «Le milieu scolaire n’est pas le milieu qui m’inquiète le plus», a-t-il ajouté.

Règle variable?

Le Dr Njoo a aussi reconnu que l’imposition du port de masque dans une école dépend de différents facteurs, tout particulièrement «de l’épidémiologie à l’échelle locale».

Si, dans certaines communautés, il n’y pas beaucoup de cas, on peut être plus flexible et ne pas obliger une telle mesure, «dans une autre communauté avec plus de circulation, plus de cas dans cette région, c’est plus important de [rendre] obligatoire [...] le port d’un masque», a expliqué le Dr Njoo.

Pour rappel, la Santé publique du Canada recommande le port d'un masque non médical ou d'un couvre-visage fait maison dans les cas où il est impossible de maintenir une distance de deux mètres, en particulier dans les lieux achalandés.

On précise toutefois que cette mesure seule ne suffit pas à empêcher la propagation de la COVID-19. Il faut aussi respecter les consignes d'hygiène et de santé publique, comme le lavage fréquent des mains et la distanciation physique.

Avec le retour prochain dans les classes, l’Agence de la santé publique du Canada a planché sur des lignes directrices pour les écoles, de la maternelle à la douzième année. Elles se retrouvent dans un document d’orientation. Essentiellement, les autorités priorisent une approche visant à réduire le nombre d’interactions et à augmenter la sécurité des échanges avec les autres.

- Avec Guillaume Cyr et Camille Dauphinais-Pelletier