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Un Drummondvillois arrêté pour avoir menacé Horacio Arruda

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Un homme de 45 ans soupçonné d’avoir divulgué l’adresse personnelle du Dr Horacio Arruda sur les réseaux sociaux et d’avoir tenu des propos menaçants à l'encontre du directeur national de santé publique a été arrêté hier soir par la Sûreté du Québec.

Selon des informations obtenues par Le Journal, il s’agirait de Sylvain Marcoux.

Le suspect a été arrêté hier vers 20h30 à sa résidence de Drummondville et devrait comparaître aujourd’hui au palais de justice de Drummondville pour faire face à des chefs d’accusation de menace, d’intimidation et de harcèlement.

Sylvain Marcoux, qui porte le pseudonyme «Marck Lelou» sur Facebook, a partagé une publication où étaient dévoilés l’adresse de la résidence personnelle du Dr Horacio Arrada et son numéro de téléphone. Il invitait les gens à aller manifester devant la résidence et à cogner dans les fenêtres, tout en insultant M. Arruda.

Sous un article du Journal de Québec rapportant l’arrestation, plus tôt cette semaine, d’un homme de Sainte-Brigitte-de-Laval pour avoir tenu des propos menaçants envers François Legault et Horacio Arruda, M. Marcoux avait écrit: «Je pourrais défiler encore 10 heures en injures et condamnations envers Legault ou Arruda tellement ces charognes valent encore mille fois moins que la plus vidange des vidanges ayant vécu sur cette terre. Un procès populaire et ça urge afin de rouler ces minables dans le goudron et les plumes.» 

  

  • Le journaliste Félix Séguin était à l'émission de Pierre Nantel sur QUB radio:    

«Interdire l’islam»

Aux dernières élections provinciales, en 2018, Sylvain Marcoux s’était présenté comme candidat indépendant dans Drummond–Bois-Francs.

Celui qui relaie plusieurs théories complotistes sur sa page Facebook avait alors notamment confié au journal L’Express qu'il se positionnait contre l’immigration et que «l'islam, ça devrait être interdit au Québec».

Des dizaines d’arrestations

En plus de Sylvain Marcoux, des dizaines de personnes ont été arrêtées ces derniers jours pour divers actes criminels commis sur les réseaux sociaux.

«Il s’agit principalement de menaces, d’intimidation et de harcèlement», a précisé le lieutenant Hugo Fournier, de la SQ.

Il rappelle qu'il faut se montrer vigilant en ce qui concerne les propos tenus sur les réseaux sociaux. «Une menace, faite sur la rue ou sur internet, c’est une infraction au Code criminel, et on va intervenir, qu’elle soit adressée ou non à une personnalité connue», a-t-il précisé.

Bien souvent, les paroles dépassent la pensée de ceux qui tiennent ce genre de discours, selon le lieutenant. «On entend souvent: “Je ne voulais pas mettre à exécution ce que j’ai dit. J’ai dit ça comme ça”, mais ça constitue quand même une infraction criminelle et les gens en subissent les conséquences», a-t-il expliqué.

Et d’après ses dires, il est inutile de se cacher derrière un pseudonyme. «On a un bon taux de réussite pour identifier les gens qui se croient anonymes sur internet en utilisant un faux nom. Notre service de cybercriminalité les retrouve facilement», a averti M. Fournier.