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Combattre le cancer et le gouvernement

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En plus de devoir se battre contre un cancer, une femme de Québec doit également se battre contre le gouvernement.  

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Elle est toujours incapable de recevoir de l'assurance-emploi, même si elle doit subir des traitements de chimiothérapie et qu'elle est incapable de travailler.

Angéline Renaud-Tétreault combat un cancer du sein depuis mai 2019. Ce printemps, la jeune femme de 30 ans a reçu la mauvaise nouvelle.

«Dans le mois de mars, je suis tombée en soins palliatifs. Ils ont découvert que j'avais une tumeur sur un de mes ovaires, qui s'est amalgamée à ma vessie et à mon petit intestin», raconte la femme. 

Angéline en est à son 38e traitement de chimiothérapie. Depuis un an, elle demande l'aide du gouvernement. Elle n'a pas le droit à l'aide sociale ni même à l'assurance-emploi.

«J'avais rappelé pour le chômage maladie, puis ils m'avaient dit d'aller travailler 600 heures. Mais avec mon cancer, je ne peux pas aller travailler», ajoute-t-elle. 

La situation d'Angéline était déjà difficile et la pandémie est venue s'ajouter à tout cela. Son conjoint, Daniel, a perdu de nombreuses heures à son travail.

«Il faut que je me démène pour trouver des solutions pour essayer de faire vivre ma famille, de mettre du pain sur la table, de payer tous les comptes, de m'assurer qu'elle ait assez d'argent pour ses médicaments, pour qu'elle soit capable de payer le parking à l'hôpital», explique Daniel Deschênes. 

Le gouvernement Trudeau a pourtant promis de bonifier le régime d'assurance-emploi de 15 à 26 semaines, mais rien n'a été fait.

«Moi, je ne peux pas guérir de 15 semaines d'un cancer métastatique qui ne guérira jamais, en fait. Les 52 semaines de chômage que tu as, régulier, mais il faut que tu te remettes en 15 semaines d'une maladie», conclut-elle.