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Des étudiants étrangers craignent de manquer leur rentrée

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À l’approche de la rentrée scolaire, plusieurs étudiants étrangers craignent de ne pas pouvoir aller en classe en septembre en raison de délais dans l’octroi de documents. 

Arrivé au Québec au mois de janvier avec sa famille, le Français Erwann Arensma, 17 ans, souhaite aller suivre une formation pour adultes au centre Louis-Jolliet, à Québec, dans trois semaines.

Or, il lui manque un document essentiel, le permis d’études, qu’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) tarde à lui envoyer.

«[Son cas] n’avance pas. Il ne se passe rien. La rentrée approche, et sans permis d’études, il ne va pas à l’école, il ne peut pas travailler non plus», s’inquiète sa mère, Gwenaelle Arensma.

Pourtant, la famille Arensma, qui dit ne pas avoir eu de nouvelles d’IRCC depuis des semaines, a commencé les démarches au mois de février.

Selon les Arensma, il n'y a pas que la COVID-19 qui est à blâmer pour ce délai important; il y a des lourdeurs administratives, selon eux.

«C’est juste un document PDF par courriel. On n’attend que ça», illustre la mère de l’adolescent.

Pas unique

Le cas d’Erwann est loin d’être unique. Plusieurs étudiants étrangers au Canada sont dans la même situation.

«C’est vraiment une attente infernale, c’est très difficile de ne pas savoir ce qui va se passer», laisse tomber Agathe Dessaux, étudiante française inscrite au programme de construction textile du cégep du Vieux-Montréal.

Sans permis d’études, la jeune femme craint de ne pas pouvoir entrer à l’école à l’automne, elle qui a tout quitté pour venir étudier au Québec.

«Ce qu’on aimerait vraiment, c’est qu’ils arrivent à établir des délais de traitements de dossier», souhaite pour sa part Jonathan Pierron, candidat à la maîtrise en microbiologie à l’Université Laval, maîtrise qu’il se résigne à abandonner s’il n’obtient pas la documentation à temps.

À cause de la COVID?

De son côté, IRCC affirme ne pas pouvoir fournir plus de détails sur le traitement des demandes en cours.

«En raison des interruptions liées à la COVID-19, nous ne sommes pas en mesure de fournir des délais de traitement précis», pouvait-on lire, jeudi, sur la page Facebook de l’organisme gouvernemental.