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Obésité: un dilemme de poids

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Cette semaine, le Journal de l’Association médicale canadienne a publié de nouvelles lignes directrices adressées au corps médical pour que dorénavant, l’obésité soit considérée comme une maladie chronique.

Bonne nouvelle pour les uns, cette recommandation cache de nombreux risques pour les personnes en surpoids.

Enfin, la considération

Ces lignes directrices ont pour principal objectif de permettre aux personnes en surpoids d’obtenir un traitement médical autre que la simple recommandation de « bouger plus et manger mieux et moins. »

Le surpoids et l’obésité continuent d’être l’un des derniers tabous de notre époque, trop souvent associés à la paresse et à la lâcheté. Même dans les cabinets médicaux, les gros se font parfois regarder de haut, avec dédain, voire avec pitié. Comme si c’était un scandale d’être obèse, comme si c’était de votre faute. 

Avec ces nouvelles lignes directrices, on souhaite que les équipes médicales considèrent les problèmes de poids comme les conséquences de nombreux facteurs, notamment la génétique, le stress, la situation socioéconomique, la dépression et les problèmes médicaux qui favorisent la prise de poids. 

Êtes-vous malade ?

Mais un tel changement de perception n’est pas sans risques pour les personnes en surpoids. Au Canada, une personne sur quatre est obèse et près de 40 % de la population est en surpoids.

L’envers de la médaille, c’est que dorénavant les gros seront perçus comme des malades. Imaginez seulement le bonheur des compagnies d’assurance qui gribouillent déjà de nouvelles clauses d’exclusions ou de surtari-fication concernant les personnes en surpoids. 

Déjà, le fameux IMC, l’indice de masse corporelle, servait de barème pour tout et pour rien, sans considérer la condition réelle des personnes. Désormais, on déclare qu’une personne en surpoids est une personne malade. 

En voulant améliorer le traitement de l’obésité, on ouvre une toute nouvelle boîte de Pandore dont les maux ne font que commencer.