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Le problème avec l’école

Le ministre de l’Éducation Jean-François Roberge, lors du dévoilement du plan de réouverture des écoles, le 27 avril dernier, au Parlement de Québec.
Photo Simon Clark Le ministre de l’Éducation Jean-François Roberge, lors du dévoilement du plan de réouverture des écoles, le 27 avril dernier, au Parlement de Québec.

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Cancre, absent, erratique, les critiques se sont multipliées à l’égard du ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge.

Pourquoi ? Parce qu’il a déposé le plan de retour à l’école en juin et qu’il a attendu à la mi-août avant de l’actualiser à la lumière des dernières données ?

Parce que la mise à jour qu’il présentera lundi donne encore deux semaines au réseau et aux parents pour s’ajuster ?

Certes, Jean-François Roberge porte le poids des ratés de l’école à la maison pendant le confinement. 

Mais le vrai problème ici, ce n’est pas le ministre, ce sont nos attentes envers le réseau scolaire en temps de pandémie.

Quand on se compare, on se console.

Ailleurs au pays, les parents viennent tout juste d’apprendre si leurs enfants retourneront à l’école à temps plein. 

Ça fait deux mois que parents et conseils scolaires jonglent avec l’incertitude d’une foule de scénarios en attendant la décision de leur gouvernement.

Ici, le plan on le connaît depuis juin : retour en classe à temps plein dans des classes régulières. 

Nos écoles ont deux mois d’avance sur le reste du pays.

Qui sont les hommes et les femmes derrière nos politiciens? Emmanuelle présente... un balado animé par Emmanuelle Latraverse.

Masque obligatoire en tout temps dès la quatrième année, masque seulement dans les couloirs, bulles-classes, ou bulles de 60 élèves, il s’agit de consulter les plans des différentes juridictions pour constater qu’il n’y a pas de recette miracle. 

Distanciation sociale et école ne vont pas de pair. Hygiène de fer et enfants non plus. 

Chacun tente la quadrature du cercle à sa façon, à la recherche d’un compromis acceptable, pourvu qu’il ne coûte pas trop cher.

Le problème, c’est qu’on voudrait des certitudes sur le retour en classe. Face à la COVID, il n’y en a pas.

Protéger les enfants

Elles sont faciles à imaginer les écoles idéales pour affronter la pandémie.

Elles seraient spacieuses. Elles auraient de belles grandes fenêtres qu’on ouvre facilement lorsqu’il fait beau, elles seraient à proximité d’un parc-nature pour permettre l’enseignement extérieur. 

Elles auraient des systèmes de ventilation à la fine pointe de la technologie.

Tous les professeurs seraient passionnés, flexibles, engagés.

Nous voilà plutôt confrontés à de trop nombreuses écoles vétustes, classes bondées et cours bétonnées.

Les bras de fer entre syndicats et gouvernement dominent le débat public au détriment de la pédagogie et du bien-être des enfants.

La réalité, c’est que la pandémie a exacerbé les lacunes de notre réseau public. 

Or, ça fait des années qu’on tolère ces travers. Et voilà que soudainement, on exige la perfection. 

Il est là le problème.