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L’étoile Morikawa

Le jeune américain de 23 ans entre dans l’histoire en remportant le Championnat de la PGA d’Amérique

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Qu’est-ce que Jack Nicklaus, Tiger Woods, Rory McIlroy et maintenant Collin Morikawa ont en commun ? Ils ont chacun soulevé l’imposant trophée Wanamaker à l’âge de 23 ans.

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Le jeune américain qui a étudié durant quatre ans à Berkeley, tout juste de l’autre côté du Golden Gate de San Francisco, a maté les poids lourds de la compétition, dimanche au TPC Harding Park. Un exploit cher d’autant plus qu’il est maintenant en bonne compagnie parmi les grands. 

Avec panache et sang-froid, il a jumelé son savoir-faire à la témérité. Une recette payante, car il a remporté le Championnat de la PGA d’Amérique à seulement sa deuxième participation en carrière à un tournoi du Grand Chelem. Ce qui fait de lui le septième golfeur à réaliser pareil exploit.

Quatre oiselets ont mené vers le coup de grâce à ses rivaux. Du tertre au 16e, il a atteint le vert de cette courte normale 4 de 295 verges dès son coup de départ. L’un des coups de l’année à un endroit où il n’avait pas élaboré un plan de match clair à l’aube du tournoi.

Il a calé son roulé de sept pieds pour l’aigle en prenant ainsi une priorité de deux coups, en route vers une carte finale de 64 (-6). À ses 36 derniers trous, Morikawa a effectué 129 coups (65-64) ce qui en fait le plus bas total de l’histoire du championnat. Il a éclipsé la marque de 130 coups établie par Tiger en 2018 à Bellerive. 

Il s’agit de sa troisième victoire à sa deuxième saison chez les professionnels. Il y a un mois, il avait gagné l’Omnium Workday à Muirfield, en Ohio. 

Devancer les grands noms

Cette fois, la tâche accomplie est d’autant plus impressionnante. Dans une course effrénée durant tout l’après-midi, Morikawa a délogé le vétéran Dustin Johnson qui menait le tournoi après 54 trous. Il savait qu’il devait prendre la pole, sinon la tâche aurait été ardue. 

Au début du retour, six joueurs ont partagé la tête, dont les jeunes loups Cameron Champ et Matthew Wolff ainsi que les vétérans Paul Casey et Johnson. 

Il les a finalement distancés par deux coups en terminant avec un score cumulatif de -13. Ainsi, il détrône le double champion Brooks Koepka qui était dans la course jusqu’au début de la ronde finale. Avec un pointage de 74 (+4), il a dégringolé du quatrième jusqu’au 29e rang. 

« C’est important de croire en ses moyens. J’avais cet objectif de gagner un majeur, mais ça prend beaucoup de travail, surtout contre des joueurs qui savent comment gagner, a signalé le nouveau champion. 

“C’est tellement excitant de le gagner. C’est incroyable, car je sens que je suis rendu là où je dois être. Les prochaines semaines seront intéressantes.” 

Que des éloges

Morikawa ne laisse personne indifférent sur son passage depuis son arrivée chez les pros l’an dernier. Avec son jeu complet, il domine dans tous les aspects sur le parcours en grugeant de précieux coups à ses adversaires. Il a poursuivi le rythme au TPC Harding Park, un endroit qu’il connait puisqu’il y a souvent joué quand il portait les couleurs des Golden Bears de l’Université Berkeley.

Ses rivaux ont souligné sa grande classe et son talent indéniable. Remporter un titre du Grand Chelem avec 29 tournois professionnels derrière la cravate depuis sa première apparition à l’Omnium canadien en juin 2019, il faut le faire !  

“On va le voir pendant longtemps. Collin est tout un golfeur. Il n’a aucune faiblesse dans son jeu et dans sa tête, a mentionné Tony Finau, encore doublé au dernier instant. ‘Il sera un joueur à battre dans les majeurs durant très longtemps. Ce n’est pas un gars qui apparaît comme ça et qui disparaît pendant cinq ans. Quand on le compare à Tiger Woods, on sait qu’il est spécial ». 

Paul Casey, 43 ans, cherche toujours à savourer son moment de gloire en situation de Grand Chelem alors qu’il est souvent arrivé à court. L’Anglais a remis une carte finale de 66 (-4) sans qu’elle soit suffisante.  

Avec classe, l’athlète a applaudi le jeune homme qui l’a simplement battu. 

Il est mature. On l’entend dans sa façon de parler et dans sa façon de jouer. Il y a toujours une nouvelle vague de jeunes qui entrent sur la scène. Je suis un vétéran et je sais reconnaître le talent. Collin est très bon. C’est le gars pour l’avenir.

L’an prochain, Morikawa défendra son titre sur le parcours de Kiawah Island, en Caroline du Sud.